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La Presse Médicale
Vol 34, N° 11  - juin 2005
pp. 786-790
Doi : PM-06-2005-34-11-0755-4982-101019-200504624
Article original

Souhaits professionnels de 600 étudiants en médecine français préparant les épreuves classantes nationales
 

Morgan Rouprêt [1, 2 et 3], Vincent Hupertan [4], Emmanuel Chartier-Kastler [1 et 3]
[1] Service d’urologie, Groupe hospitalier universitaire Est Pitié-Tenon, Paris (75)
[2] Conférences Hermès, Paris (75) cliquez ici
[3] Association amicale des internes et anciens internes des hôpitaux de Paris (AAIHP), Paris (75) cliquez ici
[4] Consultant en biostatistiques, SPSS, Paris (75)

Tirés à part : Morgan Rouprêt

[5] , 23 quai d’Anjou, 75004 Paris Tél. : 06 60 54 41 66 Fax : 01 60 84 79 76. mroupret@club-internet.fr

Voir aussi dans ce numéro

  • Le Bourgeois J-P. Épreuves classantes nationales, pourquoi et comment…, p. 767.
  • Thuret G, Brouillet É, Gain P. Analyse multivariée des facteurs de réussite à l’ancien concours d’internat en médecine, p. 781.
  • Roussel F, Ladner J, Lechevallier J. Prévisibilité des résultats de l’épreuve classante nationale 2004, p. 791.
  • Lanson Y. Les épreuves classantes nationales 2004, p. 813.


Résumé

Objectifs Analyser les projets professionnels d’un échantillon d’étudiants en médecine français de deuxième cycle depuis la mise en place des nouvelles épreuves classantes nationales (ECN).

Méthodes La totalité des étudiants en médecine inscrits à un cycle de conférences préparatoires à l’ECN a été soumis, à Paris et en Province, à un auto-questionnaire anonyme complété au cours de l’année universitaire 2004. Le questionnaire a porté sur les souhaits professionnels futurs en fonction des filières proposées aux ECN et sur les désirs de mobilité pour réaliser ce projet.

Résultats Ont été inclus dans l’étude 600 étudiants, dont 398 femmes (66 %) et 202 hommes (34 %). L’âge moyen était de 23,2 ± 6 ans (21-29). Deux cent étaient en DCEM3 (33 %) et 400 en DCEM 4 (67 %) ; 200 étaient provinciaux (33 %) et 400 Parisiens (67 %). Concernant les orientations professionnelles, les spécialités médicales ont été le plus souvent citées (36,2 %) puis les spécialités chirurgicales (15,5 %) et la médecine générale (11,3 %). La psychiatrie a été la filière la moins recherchée (4,5 %). À Paris, c’est la psychiatrie qui a été la moins demandée (4,8 %) et en province, la gynécologie-obstétrique (3,5 %). Au point de vue de la mobilité géographique, 83,3 % des Parisiens et 16,8 % des provinciaux ont refusé l’idée de réaliser leur troisième cycle en dehors de leur région d’origine.

Conclusion L’ECN a permis d’intégrer la médecine générale au sein de l’ensemble des autres disciplines cliniques de spécialité. La chirurgie conserve une place de choix en demeurant une filière prisée par les étudiants. De nombreux étudiants parisiens seront amenés contre leur gré à occuper un poste d’interne en dehors de leur CHU d’origine.

Abstract
The choice of a medical career in a population of 600 second-cycle French medical students preparing the national-ranking exam

Objectives To analyse the choice of career of a sample of second-cycle French medical students following the implementation of the recent national-ranking exam (NRE).

Methods All the medical students registered in a cycle of conferences to prepare for the NRE filled-in a self-administered, anonymous, questionnaire in Paris and the provinces during the university year 2004. The items concerned the choice of career, according to the NRE discipline selected, and the mobility required for the success of the project.

Results Six hundred students were included in the study; 398 were women (66%) and 202 were men (34%), with a mean age of 23.2 ± 6 years (21-29). Two hundred were at the end of their first cycle (33%) and 400 at the end of their third cycle (67%). Two hundred came from the provinces (33%) and 400 from Paris. Regarding the disciplines selected, medical specialisation predominated (36.2%) followed by surgical specialisation (15.5%) and general medicine (11.3%); psychiatry ranked lowest (4.5%). Psychiatry ranked lowest in Paris (4.8%) and gynaecology-obstetrics in the provinces (3.5%). Regarding geographical mobility, 83.3% of Parisians and 16.8% of provincials refused the idea of completing their third cycle anywhere other than in their area of origin.

Conclusion The NRE permitted the integration of general medicine among all the other clinical specialisations. Surgery retained a place of choice among the disciplines selected by the students. However, many Parisian students will be obliged to take on a residency in a hospital other than their original university hospital.






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