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Infections sévères à Streptococcus agalactiae du pied diabétique - 01/03/08

Doi : PM-04-2005-34-7-0755-4982-101019-200503229 

Catherine Altrichter Loan [1],

Laurence Legout [2],

Mathieu Assal [2],

Peter Rohner [3],

Pierre Hoffmeyer [2],

Louis Bernard [2 et 4]

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Résumé

Introduction Le streptocoque du groupe B est responsable d’infections néonatales sévères dont l’incidence a diminué grâce à une politique de dépistage chez les femmes enceintes. En revanche, ces infections ont augmenté chez le diabétique.

Objectifs Déterminer les caractéristiques des infections du pied diabétique pour lesquelles les prélèvements per-opératoires ont isolé un ou plusieurs germes, dont le streptocoque du groupe B ; étudier les facteurs favorisants et connaître l’évolution de la maladie.

Méthodes Il s’agissait d’une étude rétrospective effectuée à l’hôpital universitaire de Genève entre janvier 1999 et octobre 2004, incluant des patients diabétiques avec une infection du pied (± ostéomyélite) documentée en per-opératoire.

Résultats Vingt-cinq infections sévères du pied diabétique ont été retenues, dont 21 associées à une ostéomyélite. Les facteurs de risque associés étaient l’âge supérieur à 60 ans (n = 10), l’insuffisance rénale chronique (n = 7), l’artériopathie sévère (n = 6), l’immunodépression (n = 2). Selon la classification de Wagner, la majorité des lésions étaient de grade 3 ou 4. Quatre-vingt pour cent des prélèvements per-opératoires étaient polymicrobiens. Quatre patients étaient bactériémiques, dont un en choc septique. Cinquante pour cent (n = 13) ont été amputés malgré une antibiothérapie initiale adaptée. Trois récidives ont été observées mais aucun décès n’est survenu.

Conclusion Les infections sévères du pied diabétique à streptocoque du groupe B surviennent souvent sur un terrain fragilisé par l’immunodépression ou une artériopathie sévère. En dépit d’une antibiothérapie et d’un débridement fait en urgence, l’amputation est souvent nécessaire chez les patients diabétiques du fait des dégâts tissulaires importants et des conditions de vascularisation précaires.

Abstract

Severe Streptococcus agalactiae infection of the diabetic foot

A deleterious role of Streptococcus agalactiae?

Introduction Screening strategies among pregnant women have decreased the incidence of group B Streptococcus, which causes severe neonatal infections. The incidence of these infections has increased among diabetic patients, however.

Objectives To specify the characteristics of diabetic foot infections in which surgical samples have isolated one or several germs including group B Streptococcus, study its risk factors and determine its course.

Materials and methods We retrospectively evaluated the records of all patients admitted to the University Hospital of Geneva from January 1999 through October 2004, with diagnoses of severe foot infection (± osteomyelitis) documented during surgery.

Results Twenty-five severe diabetic foot infections were identified, 21 with osteomyelitis. The most common risk factors were age older than 60 years (n=10), chronic renal failure (n=7), severe arteriopathy (n=6), and immune depression (n=2). Most lesions were classified as grade 3 or 4 of Wagner’s classification. 80% of the surgical samples were polymicrobial. Blood cultures were positive in 4 patients, one in septic shock. Half the patients (n=13) underwent amputation, despite initially appropriate antibiotic treatment. No patients died but 3 relapsed.

Conclusion Group B streptococcal foot infections often occur in fragile patients with immune depression or severe arterial disease. Despite intensive antibiotic therapy and adequate debridement, amputation is often required in diabetic patients because of severe damage to the tissue and poor vascularization.


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Vol 34 - N° 7

P. 491-494 - avril 2005 Retour au numéro
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