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Prévention du cancer du col utérin (I) : apport du dépistage, récents progrès et perspectives

Doi : 10.1016/j.lpm.2006.10.023 

Joseph Monsonego

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Résumé

Points essentiels

Avec plus de 500 000 cas annuels et 270 000 décès, le cancer du col est la deuxième cause de cancer chez la femme dans le monde. En Europe, où de nombreux pays ont mis en place un programme de dépistage, la maladie se situe au troisième rang des cancers féminins en incidence.

En France, le cancer du col affecte 3 400 à 4 500 femmes et en tue 1 000 à 1 600 chaque année. Depuis son introduction, le frottis de dépistage a transformé le cancer du col d'une maladie mortelle en une affection rare.

Malgré le succès considérable enregistré par le dépistage cytologique pour le prévenir, le frottis n'a pas bénéficié de tous les espoirs auxquels on pouvait s'attendre pour réduire à une large échelle son incidence. Les raisons principales tiennent aux difficultés à assurer une couverture optimum de la population dépistée et à responsabiliser les femmes pour une observance régulière, le succès du dépistage repose sur le respect strict du calendrier de 25 à 65 ans.

Dans 1/3 des cas, les cancers invasifs sont observés dans la population régulièrement dépistée ; dus à une sensibilité insuffisante du frottis. Dans 5 % des cas, les cancers sont observés chez les sujets dont la prise en charge, après un frottis anormal, a été inadaptée.

L'apport du test HPV (Human Papilloma Virus) dans le dépistage primaire ouvre une perspective prometteuse de protection optimum. La sensibilité du test pour les lésions de haut grade est > 95 % et la valeur prédictive négative > 99 %.

De fait, le test HPV est le seul test disponible qui permet instantanément, lorsqu'il est négatif, de rassurer durablement la femme sur l'absence de risque. Vis-à-vis de ces 2 critères, le seul frottis instantané de dépistage ne permet pas de répondre avec certitude puisque sa sensibilité est < 70 %. Les stratégies de dépistage basées sur un test combiné couplant frottis et test HPV, après l'âge de 30 ans, ont été validées par des recommandations européennes et américaines.

La mise sur le marché, dans quelques mois, des vaccins HPV prophylactiques, dont la protection attendue contre le cancer du col est de 70 %, ne va rien changer à la pratique du dépistage qui se poursuivra.

Abstract

Key points

Worldwide, cervical cancer is diagnosed annually in more than 500 000 women and accounts for 270 000 deaths, making it the second leading cause of cancer in women. In Europe, where many countries have set up screening program, cervical cancer ranks third among cancers in women.

In France, cervical cancer is diagnosed in 3400-4500 women each year and kills 1000-1600. Since its introduction, Pap smear screening has transformed cervical cancer from a fatal disease into a rare condition.

Despite the considerable success of this cytologic screening, Pap smears have not, as was first hoped, reduced incidence on a large scale. The principal reasons are related to the difficulties in ensuring optimum coverage of the population to be screened and in maximizing women's adherence: the success of screening depends on strict compliance with the calendar from 25 to 65 years of age.

In 1/3 of cases, invasive cancers are found in women who undergo regular screening, because Pap smears are insufficiently sensitive. In 5% of cases, cancers are observed in women who were inappropriately managed after an abnormal Pap smear finding.

The contribution of the HPV test to primary screening opens up promising perspectives of optimum protection. The test's sensitivity for high-grade lesions exceeds 95% and its negative predictive value exceeds 99%.

The HPV test is the only test available for which a negative result provides instantaneous assurance that there is no risk of cervical cancer. The Pap smear alone, with its sensitivity of less than 70%, cannot provide this certainty. European and American guidelines recommend screening strategies based on a combined test using the Pap smear and HPV test after the age of 30 years.

The impending availability of prophylactic HPV vaccines, which are expected to provide 70% protection against cervical cancer, will not affect the practice of screening, which must continue.


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Vol 36 - N° 1-C2

P. 92-111 - janvier 2007 Retour au numéro
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