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Les soins de support en oncologie : dispositif d’appui ou grain de sable des machines à guérir hospitalières ? - 06/04/16

Supportive care in oncology: Supporter device or grain of sand of curing machines?

Doi : 10.1016/j.jemep.2015.11.001 
R. Chvetzoff a, , c , I. Chazot b, G. Chvetzoff b
a Cabinet Latitude santé, 6, place Boyrivent, 38460 Trept, France 
b Département interdisciplinaire de soins de support du patient en oncologie (DISSPO), centre Léon-Bérard, 69373 Lyon, France 
c Faculté de philosophie, université Lyon 3, institut de recherches philosophiques de Lyon (IRPhil), 69007 Lyon, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

Les soins de support ont permis des progrès importants pour la qualité de vie et des soins des patients en oncologie. Nouveau paradigme du prendre soin en oncologie, les soins de support peuvent en même temps faire naître une inquiétude que les auteurs entendent discuter dans cet article. Une inquiétude ayant trait au pouvoir de la médecine sur l’homme vulnérabilisé par la maladie grave et à l’origine du risque majeur du soin : l’aliénation du malade au sein d’institutions de santé absolues. Une aliénation accentuée par des bio-pouvoirs ancrés dans un processus global de médicalisation indéfinie de la vie. Un concept d’institutions absolues amenant une stratégie d’adaptation des patients pour ressembler le plus possible au bien-mourir, au bien-vieillir, enfin aux bons malades construits par toute une série de normes issues des idéologies dominantes. Questionner aujourd’hui l’institutionnalisation des soins de support consiste à ne pas désespérer d’elle comme résolument absolue et comme l’incarnation unique du bien et du bon. C’est considérer ce paradigme comme le lieu d’un débat continué sur le sens final des soins en oncologie. Mais un questionnement qui ne consisterait pas à faire des soins de support un unique dispositif d’appui des machines à guérir hospitalières. Ils doivent également en être le grain de sable afin d’empêcher une recherche absolue du bien au sein d’une bio-politique d’éradication du mal car des soins de support assujettis à une politique dont l’objectif serait d’éradiquer le mal viserait également à éradiquer la liberté de l’homme, et donc son humanité.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Summary

Supportive care allowed important progress for the quality of life and care of patients in oncology. New paradigm of care in oncology, supportive care can create at the same time a concern that the authors intend to discuss in this article. A concern regarding the power of the medicine persons rendered vulnerable by the serious illness and at the origin of a major risk of care: the alienation of the sick person within absolute institutions of health. An alienation stressed by bio-powers anchored in a global process of indefinite medicalization of life. A concept of absolute institutions calling a strategy of adaptation of the patients to tend as much as possible towards a good way of dying, a good way to ageing, and finally a good way to be sick built by a whole series of standards stemming from dominant ideologies. To question the institutionalization of supportive care today consists in not despairing of it as resolutely absolute and as the unique embodiment of the good and the voucher. This establishes the paradigm of the supportive care as the opportunity of a continued debate on the final sense of the care in oncology. But a questioning which would not consist in making supportive care an unique device of support and efficiency of hospital curing machines. They also have to be the grain of sand to prevent an absolute search from the good within a bio-politics of eradication of the evil because supportive care, liable to politics, the objective of which would be to eradicate the evil would also aim at eradicating the freedom of the man, and thus his humanity.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Soins de support, Éthique, Machines à guérir hospitalières, Bio-pouvoir, Institutions absolues

Keywords : Supportive care, Ethics, Curing machines, Bio-power, Absolutes institutions


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Vol 2 - N° 1

P. 135-141 - janvier 2016 Retour au numéro
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