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La maladie d’Unverricht-Lundborg (EPM1)

Doi : RN-09-2006-162-8-9-0035-3787-101019-200604353 

P. Genton

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Résumé

La maladie d’Unverricht-Lundborg (MUL) représente la forme la plus pure et la moins sévère d’épilepsie myoclonique progressive (EMP), sans déficit cognitif progressif, l’évolution se faisant vers une stabilisation des symptômes à l’âge adulte, avec un degré variable de handicap lié avant tout au syndrome myoclonique. Il s’agit d’une maladie à transmission autosomique récessive, dont les premières manifestations surviennent entre les âges de 8 et 15 ans : crises généralisées tonico-cloniques ou clono-tonico-cloniques, rapidement associées à un myoclonus d’action, massif et fragmentaire, avec photosensibilité, et souvent ataxie. La prévalence est irrégulière, la MUL est particulièrement fréquente dans certains isolats (Finlande, île de la Réunion) et dans certains contextes de consanguinité (Maghreb). La MUL est liée à un déficit fonctionnel en cystatine B (ou stefin), mais les mécanismes responsables des symptômes cliniques ne sont pas encore bien compris. Le gène EPM1, localisé dès 1991 sur le chromosome 21q22.3, est porteur de mutations ponctuelles, rares, et beaucoup plus souvent d’une expansion d’un dodécamère CCCCGCCCCGCG. Une variante (EMP1B) a été récemment rapportée dans une famille palestinienne, qui serait liée au chromosome 12. Le diagnostic de MUL repose sur la prise en compte des antécédents familiaux, de l’âge, du contexte ethnique, du caractère typique des symptômes et de l’absence de détérioration cognitive et de déficits sensoriels. Les examens neurophysiologiques sont évocateurs mais non spécifiques, et il n’y a pas de marqueur biologique ou histologique. La biologie moléculaire confirme aisément le diagnostic dans la plupart des cas. Le dépistage des hétérozygotes et même éventuellement le diagnostic prénatal sont praticables si la mutation a été identifiée. Après d’intenses recherches, la MUL, qui est loin d’avoir livré tous ses secrets, demeure une forme d’EMP quasi « idiopathique », avec une évolutivité limitée. Bien que les traitements symptomatiques soient efficaces, les cliniciens et les patients sont toujours en attente d’un traitement curatif, qui, dans l’idéal, devrait pouvoir être donné très tôt.

Abstract

Unverricht-Lundborg disease (PME1).

Unverricht-Lundborg disease (ULD) is the purest and least severe type of progressive myoclonus epilepsy (PME), and is not associated with progressive cognitive deficit. Symptoms stabilize in adulthood, with a varying degree of permanent, often severe handicap that is mostly due to myoclonus. The disorder follows an autosomal recessive transmission pattern, with onset between 8 and 15 years years of age of generalized tonic-clonic or clonic-tonic-clonic seizures, action myoclonus (massive or segmental), photosensitivity, and often ataxia. Prevalence varies, it is highest in certain isolates (Finland, La Réunion Island) and in region with higher levels of inbreeding (Maghreb). ULD is due to a deficit in cystatin B (stefin B), but the mechanisms leading to the clinical symptoms are not well understood. The causative gene, PME1, was identified in 1991 and localized to chromosome 21q22.3. The mutations are mainly expansions of the CCCCGCCCCGCG dodecamer, but less common point mutations were also found. A variant has been recently reported in a Palestinian family, with localization on chromosome 12. The diagnosis of ULD is made on the basis of family history, age at onset, geographical and ethnic context, and on the typical features of myoclonus and epilepsy, in the absence of cognitive and sensory deficits. Neurophysiological evaluation yields interesting, but unspecific results. There are no biological or pathological markers for ULD. Molecular analysis confirms the diagnosis in most patients. Genetic testing for heterozygotes and even prenatal diagnosis are possible, although seldom performed, if the mutation has been identified. In spite of intensive research, ULD has yet to reveal all of its secrets. It remains a quasi “idiopathic” type of PME, with limited progression. Clinicians and patients are still waiting for an etiologically oriented treatment, which should, ideally, be admnistered early in the course of the disease, if possible before the onset of invalidating symptoms.


Mots clés : Épilepsie myoclonique progressive , EPM1

Keywords: Progressive myoclonus epilepsy , PME1


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Vol 162 - N° 8-9

P. 819-826 - septembre 2006 Retour au numéro
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