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Le monoxyde d'azote inhalé en période périopératoire et en réanimation

E.  Robin,  E.  Haddad,  B.  Vallet * *Correspondance et tirés à part

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Résumé

Objectif : Faire le point sur les connaissances actuelles de l'utilisation du NO inhalé (NOi) en anesthésie et réanimation.

Source de données : Références obtenues dans la banque de données Medline®, les revues générales récentes, la bibliothèque du service et les documents personnels.

Sélection des travaux : L'ensemble des catégories d'articles sur le thème a été retenu.

Extraction des données : Les articles ont été analysés pour l'historique, la biochimie, la pharmacologie, la toxicité et l'utilisation clinique du NOi.

Synthèse des données : En 1987, le monoxyde d'azote (NO) est identifié comme un puissant vasodilatateur endothélium-dépendant. Ses effets spécifiques sur la circulation pulmonaire lorsqu'il est administré sous forme inhalé, son absence d'effet sur la circulation systémique puisqu'il est rapidement inactivé par l'hémoglobine, font du NO inhalé (NOi) un agent thérapeutique potentiel dans le contexte de l'hypertension artérielle pulmonaire (HTAP). Lors de la transplantation cardiaque ou de la correction chirurgicale d'une cardiopathie congénitale, le NOi a permis de diminuer l'HTAP et d'améliorer la fonction ventriculaire droite défaillante. Dans cette indication les études ont été réalisées sur de faibles collectifs de patients. Après transplantation pulmonaire, le NOi diminue l'HTAP secondaire au syndrome de reperfusion, mais ne modifie pas la durée de ventilation mécanique ou la mortalité. Dans le syndrome de détresse respiratoire aiguë, de nombreuses études pharmacologiques préliminaires ont montré son efficacité à diminuer l'HTAP et à améliorer l'oxygénation artérielle. À ce jour, aucune des trois études muticentriques réalisées n'a permis de mettre en évidence une influence significative du NOi sur la durée de ventilation mécanique, la morbidité ou la mortalité. La meilleure indication du NOi revient à l'HTAP persistante du nouveau-né. Deux études multicentriques ont montré une amélioration de l'oxygénation artérielle avec diminution du recours à l'oxygénation extracorporelle. La mortalité globale demeurait cependant inchangée dans ces deux études.

Conclusion : L'HTAP réfractaire du nouveau-né reste la seule indication démontrée du NOi. Il doit rester une thérapeutique de sauvetage ou entrant dans le cadre de protocoles dans les autres causes d'hypoxémie réfractaire. Le NOi semble avoir le plus d'intérêt dans le cadre de l'HTAP, l'insuffisance ventriculaire droite et l'hypoxémie sévère.

Mots clés  : monoxyde d'azote ; NO ; NO inhalé ; hypertension artérielle pulmonaire ; syndrome de détresse respiratoire aiguë ; hypoxémie ; chirurgie cardiaque ; transplantation cardiaque ; circulation extracorporelle ; nouveau-né.

Abstract

Objective: To analyse the current knowledge concerning use of inhaled NO (iNO) in anaesthesia and intensive care.

Data source: References were obtained from Medline®, recent review articles, the library of the department and personal files.

Study selection: All categories of articles on this topic have been selected.

Data extraction: Articles have been analysed for history, biochemistry, pharmacology, toxicity and clinical use of iNO.

Data synthesis: Nitric oxide (NO) is a potent endothelium-dependent vasodilator. Because of its selective action on pulmonary circulation and the lack of effect on the systemic circulation due to its inactivation by haemoglobin, iNO has been presented as a new therapeutic agent in most diseases with pulmonary hypertension. During heart transplantation or surgical correction of congenital heart disease, iNO decreases pulmonary hypertension and improves altered right ventricular function. Studies included however small numbers of patients. Preliminary pharmacological studies demonstrated that iNO was able to decrease pulmonary hypertension and improve systemic oxygenation in adult respiratory distress syndrome. To date, none of the three multicentric studies performed was able to show any significant effect on duration of mechanical ventilation, morbidity or mortality. Finally, the sole demonstrated indication for iNO which remains is the persistent pulmonary hypertension of the newborn. Two multicentric studies have evidenced an improvement in systemic oxygenation and a reduced need for extracorporeal membrane oxygenation. In these two studies global mortality was however unchanged.

Conclusion: Persistent pulmonary hypertension is the sole demonstrated indication for iNO. Inhaled nitric oxide may be efficient in pulmonary hypertension, right ventricular dysfunction and severe hypoxemia. Inhaled nitric oxide must be considered as a rescue therapy or needs to be part of research protocols.

Mots clés  : nitric oxide ; NO ; inhaled NO ; pulmonary hypertension ; ARDS ; hypoxaemia ; cardiac surgery ; heart transplantation ; cardiopulmonary bypass ; neonate.

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Vol 21 - N° 7

P. 581-590 - juillet 2002 Retour au numéro
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