Situations à l'égard du travail des personnes atteintes de maladies chroniques
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Résumé
Résumé
Position du problème
Cet article cherche à évaluer dans quelle mesure l'offre de travail et les conditions d'emploi des personnes atteintes d'une affection de longue durée (ALD) sont modifiées par la maladie.
Méthodes
Les données analysées sont issues de l'Enquête décennale santé menée en 2002–2003 par l'Institut national de la statistique et des études économiques auprès de 35 000 individus interrogés sur leur état de santé, leur consommation de soins et leurs caractéristiques socioéconomiques. Des régressions logistiques multiples ont été réalisées sur différentes variables dépendantes touchant à l'emploi.
Résultats
La participation au marché du travail s'avère, toutes choses égales par ailleurs, significativement plus faible pour les personnes malades chroniques que pour la population générale. Cette moindre participation s'amplifie pour les catégories sociales ouvriers et employés. La probabilité d'occuper un emploi à temps partiel est de 60 % plus élevée pour les personnes malades chroniques (100 % pour les hommes, 50 % pour les femmes). La probabilité du temps partiel choisi est de 80 % plus élevée pour les personnes malades chroniques (170 % pour les hommes, 60 % pour les femmes) et celle du temps partiel subi de 50 % plus élevée (30 % pour les hommes, 50 % pour les femmes). Pour les seniors (50–65 ans), ces différences existent aussi concernant l'inactivité (+200 %), la retraite (+100 %) et même le chômage (+50 % pour les personnes atteintes d'une maladie chronique).
Conclusion
Les conséquences des maladies chroniques sur le travail ne sont pas négligeables. La maladie apparaît alors comme un véritable amplificateur des inégalités économiques contre lesquelles le système français de protection sociale apparaît incomplet.
Abstract
Abstract
Background
This paper is aimed at investigating the extents to which illness modifies labour supply and employment conditions of people with chronic diseases (defined as severe diseases giving rise to 100% coverage of health expenditures by the Sickness Fund).
Methods
It is based on the data of 35 073 individuals interviewed in the 2002–2003 French Decennial Health Survey, reporting their health, health care consumption and socioeconomic characteristics, and collected by the French National Institute of Statistics and Economic Studies. Models have been estimated with logistic strategies.
Results
Participation in labour market appears, all other things being equal, to be less important for people with chronic diseases. Chronic diseases are more deleterious for blue collar than for white collars workers. The probability to have a part-time job is raised by 60% for people with chronic diseases (100% for men, 50% for women). Suffering from chronic diseases raises the probability to have a desired part-time job rather than a full-time job by 80% (170% for men, 60% for women) and the probability to have an undesired part-time job rather than a full-time job by 50% (30% for men, 50% for women). For the elderly (50–65 years), chronic diseases multiply by three the probability to be out-of-work (and not retired), by two the probability to be retired and by 1.5 the probability to be unemployed compared to being employed.
Conclusion
The consequences of chronic diseases on the workplace are not negligible, creating new social inequalities that the French social protection system does not seem to be able to completely cover.
Mots clés :
État de santé
,
Affection de longue durée
,
Participation au marché du travail
,
Travail à temps partiel
,
Chômage
,
Inégalités de santé
Keywords: Health status , Chronic diseases , Participation in labour market , Part-time job , Unemployment , Health inequalities
Plan
© 2007 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.
Vol 55 - N° 4
P. 253-263 - août 2007 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte,
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