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Anticorps anti-pseudo-PCNA de type 1 (anti-SG2NA) : cherchez un cancer, pas le lupus - 19/03/17

Doi : 10.1016/j.rhum.2017.01.006 
Aurélien Guffroy a, b, 1, Alina Dima c, 1, Benoît Nespola d, Vincent Poindron a, Jean Sibilia b, Raoul Herbrecht e, Jerome De Sèze f, François Habersetzer g, Emmanuel Andres h, Elisabeth Quoix i, Patrick Ohlmann j, Bernard Cribier k, Bruno Langer l, Thierry Martin a, Jean-Louis Pasquali a, Joëlle Goetz d, 1, Anne-Sophie Korganow a, , 1
a Service d’immunologie clinique et de médecine interne, Centre national de référence pour les maladies auto-immunes, hôpital universitaire, 1, place de l’Hôpital, 67091 Strasbourg, France 
b Service de rhumatologie, Centre national de référence pour les maladies auto-immunes, hôpital universitaire de Strasbourg, 67000 Strasbourg, France 
c Service de médecine interne, hôpital clinique Colentina, 72202 Bucarest, Roumanie 
d Laboratoire d’immunologie, hôpital universitaire de Strasbourg, 67000 Strasbourg, France 
e Service d’onco-hématologie, hôpital universitaire de Strasbourg, 67000 Strasbourg, France 
f Service de neurologie, hôpital universitaire de Strasbourg, 67000 Strasbourg, France 
g Service de gastro-entérologie, hôpital universitaire de Strasbourg, 67000 Strasbourg, France 
h Service de médecine interne B, hôpital universitaire de Strasbourg, 67000 Strasbourg, France 
i Service de pneumologie, hôpital universitaire de Strasbourg, 67000 Strasbourg, France 
j Service de cardiologie, hôpital universitaire de Strasbourg, 67000 Strasbourg, France 
k Service de dermatologie, hôpital universitaire de Strasbourg, 67000 Strasbourg, France 
l Service de gynécologie, hôpital universitaire de Strasbourg, 67000 Strasbourg, France 

Auteur correspondant.
Sous presse. Épreuves corrigées par l'auteur. Disponible en ligne depuis le dimanche 19 mars 2017

Résumé

Objectif

Décrire la signification clinique des anticorps anti-SG2NA également appelés anti-pseudo-PCNA de type 1 (proliferating cell nuclear antigen auto-antibodies) qui sont des anticorps antinucléaires (ANA) rares détectés par immunofluorescence indirecte (IFI) sur cellules prolifératives HEp-2 en phase S/G2. Par analogie avec les anticorps anti-PCNA, ils sont associés au lupus érythémateux systémique (LES), aux cancers ou aux pathologies virales.

Méthodes

Entre mai 2006 et février 2013, 16 827 patients ont eu une recherche d’ANA positive au laboratoire d’immunologie de Strasbourg (France). Nous avons analysé de façon rétrospective les données cliniques et biologiques des 126 patients ayant un aspect de fluorescence de type anti-pseudo-PCNA de type 1.

Résultats

La prévalence des anticorps anti-pseudo-PCNA de type 1 était de 0,75 % parmi les patients ayant une recherche d’ANA positive. L’âge médian était de 56,9 ans (déviation standard [DS] 13,4 ans), avec un sex-ratio de 1,9 en faveur des femmes. En comparaison avec les patients porteurs d’anticorps antinucléaires, significativement plus de patients étaient hospitalisés dans le service d’oncologie et hématologie de l’hôpital (23 % vs 6,3 %, p<0,05). Trente-trois patients porteurs d’anticorps anti-pseudo-PCNA de type 1 souffraient de tumeurs solides ou hématologiques (26 %). Un autre groupe de patients présentait des maladies auto-immunes variées mais, de façon étonnante, aucun n’était atteint de lupus alors que 5 patients sur 8 étaient porteurs de lupus dans le groupe anti-PCNA+ (p<5×10−6). Finalement, la présence de l’anticorps anti-pseudo-PCNA de type 1 était associée dans 30 cas sur 126 avec d’autres auto-anticorps (en particulier dirigés contre les protéines du cycle cellulaire), suggérant un mécanisme plus général de rupture de tolérance lymphocytaire B envers les auto-antigènes.

Conclusion

À la lumière de nos résultats, l’exploration des tumeurs devrait être recommandée pour les patients ayant des Ac anti-pseudo-PCNA de type 1. Aucune association de ces auto-anticorps avec le lupus n’a pu être montrée.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Auto-anticorps, Immunofluorescence indirecte, Lupus, Cancer, Protéine SG2NA, Antigène nucléaire de prolifération cellulaire


Plan


 Ne pas utiliser, pour citation, la référence française de cet article mais la référence anglaise de Joint Bone Spine avec le DOI ci-dessus.


© 2017  Société Française de Rhumatologie. Publié par Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.
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