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Conflit sous-acromial : quelles sont les preuves de nos moyens ? - 18/04/17

Doi : 10.1016/j.kine.2017.02.041 
A. Pallot, MKDE  : formateur
 Service de MPR, hôpital Simone-Veil, 14, rue de Saint-Prix, 95600 Eaubonne, France 

Résumé

Introduction

Le conflit sous-acromial (CSA) peut avoir différentes étiologies (et mécanismes) qui sont non mutuellement exclusives [1]. Il contribue au développement et/ou à la progression d’une pathologie de la coiffe des rotateurs (CDR) [1]. La prévalence des épaules douloureuses, dont font partie les épaules avec CSA, est importante dans les troubles musculosquelettiques [2]. Autant d’un point de vue individuel (le patient) que collectif (santé publique), il est nécessaire d’apporter la meilleure prise en charge à ces patients. L’objectif de cette revue systématique est de rapporter le niveau de preuve des moyens thérapeutiques existants pour le traitement d’un CSA.

Matériel, population et méthode

Une recherche rétrospective (en français et anglais) s’est déroulée entre avril 2016 et septembre 2016. Les équations de recherche ont été utilisées dans des bases de données de littérature blanche (MEDLINE, PEDro, Science Direct, Cochrane Library, LiSSa et la HAS) et de littérature grise (Kinédoc et OpenGrey), ainsi que sur le moteur de recherche Google Scholar. Une recherche dans les listes de références bibliographiques des articles et sur les sites dédiés à certains concepts a aussi été réalisée. Pour chaque type/concept de moyen, seul le(s) meilleur(s) schéma(s) d’étude a(ont) été retenu(s). Une comparaison de la qualité méthodologique était effectuée si plusieurs études de même niveau de schéma étaient présentes. Un niveau de preuve (échelle sur 5) [3] a donc pu être attribué à chaque concept. Une recherche prospective est en cours afin de tenir actualisées les données.

Résultats

Actuellement, le niveau de preuve de 4 concepts peut être rapporté : 4/5 pour le concept 3C et scapuleo (selon Stévenot et al. [4]), 4/5 pour la méthode CGE (selon Marc et al. [5]), 2/5 pour le recentrage actif de la tête humérale par les abaisseurs longs [6] et 1/5 pour la kinésithérapie de « 1er cycle » (étirements, exercices musculaires et neuromusculaires, …) [7].

Conclusion ou discussion

À ce jour, peu de concepts/types rééducatifs sont scientifiquement évalués. Un seul possède un fort niveau de preuve et peut être clairement recommandable dans le traitement des patients avec CSA : la kinésithérapie de « 1er cycle ». Présente transversalement dans les protocoles des autres concepts, elle pourrait être une des explications à leur éventuelle efficacité. De futures études sont donc nécessaires pour pouvoir statuer sur ces autres concepts.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Conflit sous-acromial, Épaule, Méthode CGE, Recentrage actif, Scapuleo


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Vol 17 - N° 184

P. 44 - avril 2017 Retour au numéro
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