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Syndrome du carrefour postérieur

[27-080-A-52]
Michel Ledoux : Médecin, médecine physique et rééducation
14, avenue de Messine, 75008 Paris  France

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Résumé

Une partie du tarse postérieur s'est révélée être une zone fréquente de conflits mécaniques lors de l'extension maximale du pied. Ses caractéristiques anatomiques, physiologiques et physiopathologiques nous ont amenés à la nommer « carrefour postérieur de la cheville ».

L'origine d'un syndrome du carrefour postérieur de la cheville est toujours une structure anatomique coincée dans le « casse-noix » tibiocalcanéen postérieur par l'hyperextension du pied. Le pied de la danseuse (classique) est particulièrement exposé, mais on retrouve cette pathologie chez des sujets jeunes pratiquant d'autres sports.

Son expression fonctionnelle est parfois « aiguë », traduisant un traumatisme osseux brutal et fracturaire. Mais, le plus souvent, il s'agit d'une douleur progressive répondant à une lésion microtraumatique plus ou moins chronique ou récurrente. Plus rarement, les lésions de surmenage sont secondaires (acquises), surtout par instabilité articulaire du tarse postérieur.

Le diagnostic de syndrome du carrefour postérieur est avant tout clinique. Il repose sur l'analyse de la douleur spontanée et celle reproduite par le test de la « pince coupante ».

L'imagerie est importante ; elle confirme le diagnostic, affirme son étiologie et aide à la stratégie thérapeutique. La radiographie doit être systématique ; elle permet, en fonction de la taille du processus posterior du talus, de distinguer une « queue longue » (conflit osseux) d'une « queue courte » (conflit des « tissus mous »). L'analyse des lésions bénéficie, actuellement, au mieux de l'arthroscanner. On a recours au ténoscanner si l'on soupçonne une lésion fissuraire du flexor hallucis longus, le muscle moteur du carrefour postérieur.

Le traitement des syndromes aigus osseux et fissuraires tendineux est habituellement chirurgical. Le risque de fibrose séquellaire impose un arrêt postchirurgical de 3 mois pour l'activité sportive.

Le traitement des formes microtraumatiques repose sur une rééducation qui se propose de répartir différemment les contraintes mécaniques en hyperextension. Cela réclame une bonne compréhension de la mécanique du pied et des contraintes imposées par le sport en cause.



Mots-clés : cheville, talus, os trigone, flexor hallucis longus, tendinopathie, fracture de fatigue, danse, football, syndrome de la queue de l'astragale, fracture, syndrome de l'os trigone, arthroscanner

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