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Quels sont les facteurs pronostiques de recours des urgentistes aux centres antipoison et de toxicovigilance ? Étude rétrospective de cohorte en Guadeloupe entre 2013 et 2015 - 13/06/17

In which cases of poisoning do emergency physicians call poison centers? A retrospective cohort study in Guadeloupe, French West-Indies between 2013 and 2015

Doi : 10.1016/j.toxac.2017.05.004 
Denis Boucaud-Maitre a, , Serge Ferracci b, Stéphane Pelczar c
a Dispositif de toxicovigilance d’Antilles, centre hospitalier de Basse-Terre, 97100 Basse-Terre, Guadeloupe 
b Pôle urgences et soins critiques, centre hospitalier universitaire de Pointe-à-Pitre, 97110 Pointe-à-Pitre, Guadeloupe 
c Pôle médical, centre hospitalier de Basse-Terre, 97100 Basse-Terre, Guadeloupe 

Auteur correspondant. Avenue Gaston-Feuillard, 97109 Basse-Terre cedex, Guadeloupe.
Sous presse. Épreuves corrigées par l'auteur. Disponible en ligne depuis le mardi 13 juin 2017

Résumé

Objectifs

Comparer les caractéristiques des intoxications aux urgences en Guadeloupe ayant fait l’objet d’un appel aux centres antipoison et de toxicovigilance (CAPTV) et les caractéristiques des cas n’ayant pas eu recours à un CAPTV.

Méthode

Tous les cas correspondants à une intoxication hors alcool ont été extraits à partir des bases de données des urgences des deux hôpitaux publics de la Guadeloupe entre le 1er janvier 2013 et le 31 décembre 2015. Les caractéristiques des patients, incluant le recours ou non à un CAPTV, ont été étudiées à partir du compte-rendu des urgences de chaque patient intoxiqué.

Résultats

Parmi les 2822 intoxications recensées, 307 (10,9 %) ont fait l’objet d’un appel à un CAPTV. Les urgentistes ont eu recours aux CAPTV pour des patients plus jeunes (14,1±18,3 ans contre 33,8±22,7 ans, p<0,001), avec une forte proportion de 0–4,9 ans (56 % contre 18,1 %, p<0,001). Ils ont plus souvent recours aux CAPTV lorsqu’ils sont confrontés à des intoxications par des phytosanitaires (15,6 % versus 1,6 %, p<0,001) et par des mélanges commerciaux (34,5 % versus 16,7 %, p<0,001). Inversement, ils ont peu recours aux CAPTV pour les intoxications animales (1,0 % versus 22,0 %, p<0,001). La gravité des intoxications (PSS3) et les poly-intoxications n’avaient pas d’impact sur le recours ou non aux CAPTV. Chez les enfants de moins de 10 ans, le recours aux CAPTV était fréquent (≥50 %) pour les intoxications par des phytosanitaires, par les médicaments de cardiologie, les médicaments du système respiratoire et les produits cosmétiques.

Conclusion

Les appels reçus par les CAPTV représentent un observatoire intéressant de surveillance des intoxications aux urgences, notamment les intoxications concernant les enfants et les phytosanitaires. Cette étude permet de cibler les besoins de formation des urgentistes sur des intoxications spécifiques.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Summary

Objective

The aim of this study was to compare the characteristics of poisoning observed in emergency rooms in the public hospitals of Guadeloupe that required a call to a poison center (PC) and the characteristics of the cases without a call to a PC.

Methods

All cases corresponding to non-alcoholic intoxication were extracted from the emergency databases of the two public hospitals of Guadeloupe between 1 January 2013 and 31 December 2015. Patient characteristics, including whether or not PC has been consulted, were studied from the report of the emergencies of each intoxicated patient.

Results

Of the 2822 reported poisonings, 307 (10.9%) were the subject of a call to a PC. Emergency physicians called PC for younger patients (14.1±18.3 years versus 33.8±22.7 years, P<0.001), with a high proportion of 0–4.9 years (56% versus 18.1%, P<0.001). They are more likely to use PC when faced with poisoning by phytosanitary agents (15.6% versus 1.6%, P<0.001) and commercial mixtures (34.5% versus 16.7%, P<0.001). Conversely, they have little use of PC for animal poisoning (1.0% versus 22.0%, P<0.001). The severity of poisoning (PSS3) and poly-poisoning had no impact on the use of PC. In children less than 10 years of age, the use of PC was common (≥50%) for poisoning by phytosanitary agents, cardiac medications, respiratory system drugs and cosmetic products.

Conclusion

Calls received by PV represent an interesting observatory for monitoring poisoning in emergencies, including poisoning of children and phytosanitary agents. This study could serve to the training needs of emergency workers on specific poisonings.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Centre antipoison et de toxicovigilance, Intoxication, Médecine d’urgence

Keywords : Poison control centers, Poisoning, Emergency medicine


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