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Les conduites à risques des enfants et adolescents vis-à-vis du dopage sportif - 16/07/17

High-risk behavior of doping among child and adolescent athletes

Doi : 10.1016/j.neurenf.2017.05.008 
X. Bigard
 Agence française de lutte contre le dopage, 8, rue Auber, 75009 Paris, France 

Sous presse. Épreuves corrigées par l'auteur. Disponible en ligne depuis le dimanche 16 juillet 2017
Cet article a été publié dans un numéro de la revue, cliquez ici pour y accéder

Résumé

L’objectif de cette revue est d’évaluer les formes, et la prévalence du dopage sportif chez les enfants et adolescents. S’appuyer sur les résultats des contrôles antidopage ne permet pas d’avoir une idée suffisamment objective de l’usage de substances dopantes. Seules les enquêtes de consommation permettent de cerner l’étendue du dopage, avec les limites connues des approches déclaratives. Selon les enquêtes et le type de questionnaire utilisé, on évalue les jeunes sportifs utilisateurs de substances interdites à 1,5 à 6 % des cohortes étudiées. Des substances dopantes peuvent aussi être consommées en dehors de tout contexte sportif ; de 3 à 11 % d’étudiants non sportifs reconnaissent utiliser des stéroïdes anabolisants. La consommation de ces substances aux nombreux effets secondaires est associée à de multiples facteurs de risque comportementaux (consommation de tabac, d’alcool, de stupéfiants, mauvaise hygiène alimentaire, etc.). La consommation de compléments alimentaires expose les jeunes sportifs à un double risque, celui de consommer des substances dopantes par inadvertance, et celui de glisser progressivement vers le dopage consenti. C’est la raison pour laquelle la consommation de compléments alimentaires ne peut absolument pas être recommandée chez les jeunes. L’origine de dopage est multifactorielle ; des facteurs de vulnérabilité individuelle existent, principalement d’ordre psychologique, souvent majorés par les pressions exercées par l’environnement familial, amical, social, sportif, etc. La prévalence estimée du dopage chez les jeunes, les conséquences sanitaires potentielles sur cette population fragile et en croissance incitent à proposer une politique de prévention d’envergure, orientée vers les jeunes eux-mêmes, mais aussi vers leur environnement familial, sportif et médical.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Abstract

The main purpose of this review is to examine the patterns and prevalence of doping among child and adolescent athletes. The number of abnormal test findings recorded by anti-doping authorities worldwide cannot be considered to be a reliable picture of the use of prohibited substances and methods. Only specific questionnaires to detect the use of prohibited substances are useful to identify the extent of doping despite the risk of biased responses in self-reported declarations. Based on the different surveys and types of questionnaires it is believed that 1.5 to 6% of young athletes use prohibited substances. Prohibited substances are also being used out the sportive framework. Several studies showed that approximately 3 to 11% of non-athlete students use anabolic steroids. There were also significant associations between the use of anabolic steroids and the use of marijuana, cocaine, cigarettes, smokeless tobacco, alcohol, unhealthy nutrition, etc. The use of nutritional supplements by athletes is associated with a twofold risk, first to use adulterated supplements, either by accidental contamination or by deliberate spiking, and second to use prohibited substances with doping being viewed as a gradual progression from the use of nutritional supplements to the misuse of harder drugs. That is why nutritional supplements should not be used by young athletes (under 18 years) except where medically indicated. Doping has of multifactorial origins; the immediate family, friends, team staff, and sport doctors mainly exacerbate individual psychological factors. The estimated prevalence of doping in young athletes, and the well-known adverse effects of most prohibited substances, including hormones, anabolic steroids and stimulants, on developing endocrine and nervous systems in growing athletes, support the development of a specific policy for the prevention of doping in sports, especially designed for young athletes, their family, medical and team staffs.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Dopage, Stéroïdes anabolisants, Compléments alimentaires, Conduites à risque, Cannabis, Cannabinoïdes

Keywords : Doping, Anabolic steroids, Nutritional supplements, High-risk behaviors, Cannabis, Cannabinoids


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