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Atteintes hépatiques toxiques professionnelles - 29/07/17

[16-530-J-10]  - Doi : 10.1016/S1877-7856(17)66577-2 
F. Testud
 Toxicologie médicale et médecine du travail, BTP Santé Travail, 55, avenue Galline, 69100 Villeurbanne, France 

Sous presse. Épreuves corrigées par l'auteur. Disponible en ligne depuis le dimanche 30 juillet 2017

Résumé

Le foie est le principal organe de détoxification des médicaments et des substances chimiques de l'environnement, professionnel et général. Comme les atteintes médicamenteuses, les hépatopathies toxiques sont - sauf exception - non spécifiques, pouvant reproduire pratiquement toute la pathologie hépatique : cytolyse (de l'élévation asymptomatique des transaminases à l'hépatite fulminante), cholestase, stéatose, cancer, etc. Les atteintes hépatiques aiguës cytolytiques sont maintenant exceptionnelles : les molécules qui en étaient responsables, essentiellement des hydrocarbures halogénés subissant une activation métabolique, ont vu leurs usages interdits ou très fortement restreints dans les pays occidentaux. On ne les rencontre pas dans les solvants usuels, et très peu de salariés français y sont exposés. Il existe par ailleurs quelques substances à l'origine d'atteintes cytolytiques aiguës dont le mécanisme n'apparaît pas uniquement dose-dépendant, mais possiblement immunologique. Concernant les effets à long terme, la responsabilité de l'exposition professionnelle aux solvants organiques dans la constitution d'une stéatose hépatique n'est à ce jour pas établie. Il en est de même pour les molécules induisant expérimentalement la prolifération des peroxysomes. À l'exception du chlorure de vinyle monomère et de l'arsenic, non traités ici car faisant l'objet de monographies spécifiques, très peu de substances chimiques ont un pouvoir cancérogène hépatique démontré chez l'homme exposé en milieu de travail. Les tests biologiques hépatiques (dosage de l'activité sérique des transaminases, de la phosphatase alcaline, éventuellement de la γ-glutamyl-transpeptidases [GT]) doivent être réservés aux salariés réellement exposés à des substances dont l'hépatotoxicité est avérée. Dans la majorité des situations de travail, une surveillance biométrologique de l'exposition est bien plus utile.


Mots-clés : Hépatotoxicité, Métabolites réactifs, Hydrocarbures halogénés, Diméthylformamide, Stéatose hépatique, Mélanges de solvants, Inducteurs de peroxysomes, Cancer du foie, Cholangiocarcinome, 1,2-dichloropropane


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