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Facteurs associés à l'apparition de verrues chez les transplantés d'organe - 09/03/08

Doi : AD-03-2002-129-3-0151-9638-101019-ART4 

C. Pruvost [1],

D. Penso-Assathiany [1],

N. Bachot [1],

P. Lang [2],

J.-C. Roujeau [1]

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Résumé

Introduction

Les transplantés d'organe ont très souvent des verrues. Nous avons voulu dans cette étude évaluer la cinétique d'apparition des verrues et analyser les facteurs de risques associés à leur survenue.

Malades et méthodes

Les données cliniques ont été recueillies dans un fichier standardisé. Le diagnostic de verrues était uniquement clinique, leur ancienneté était jugée par l'interrogatoire du malade. La nature des traitements immunosuppresseurs, les groupes HLA ont été extraits des dossiers des services de transplantation. La cinétique d'apparition des verrues a été évaluée par la méthode actuarielle. Les facteurs de risque associés ont été étudiés en comparant par une analyse univariée (test de Fisher) les malades ayant eu des verrues à ceux qui en étaient indemnes 1 an et 3 ans après la greffe.

Résultats

Cent cinquante-deux transplantés ont été étudiés. La prévalence des verrues au moment de la transplantation était de 16 p. 100. Elle était à 23 p. 100 à 1 an, 35 p. 100 à 3 ans, 45 p. 100 à 5 ans, 54 p. 100 à 7 ans. Les verrues étaient multiples (plus de 5) dans 44 p. 100 des cas et siégeaient essentiellement aux mains. Les malades indemnes de verrues 3 ans après la greffe ne différaient des autres que par un traitement immunosuppresseur d'entretien moins important. Âge, sexe, phénotype HLA et présence de kératoses actiniques n'étaient pas des facteurs associés aux verrues.

Discussion

La prévalence des verrues augmente avec les années chez les transplantés d'organe. Ces verrues sont multiples et ont une évolution chronique sans tendance à la rémission. Un traitement immunosuppresseur d'entretien plus intense favorise leur survenue. Trop peu puissante pour analyser une possible association verrues — carcinomes, notre étude écarte une liaison forte verrues — kératoses et verrues — HLA.

Abstract

Risk factors for cutaneous wart onset in transplant recipients.

Introduction

Transplant recipients are at increased risk for cutaneous warts. We have investigated the delay of their onset warts and some possible risk factors for their occurrence.

Patients and methods

Clinical data were summarized on a standard question and examination sheet. Warts were diagnosed on clinical grounds and course duration assessed on patients' report. Immunosuppressive therapy and HLA group were collected from clinical transplantation records. An actuarial curve was used to evaluate the delay of onset of warts. To compare associated risk factors among the two groups (patients with warts and patients without warts) at 1 year and 3 years following transplant, single variate analysis was performed.

Results

At the time of transplant, the prevalence of warts was 16 p. 100. It was increased with the duration of immunosuppression: 23 p. 100 at 1 year, 35 p. 100 at 3 years, 45 p. 100 at 5 years and 54 p. 100 at 7 years. Warts were multiple and principally localized on the hands. Transplant recipients without cutaneous warts 3 years after transplant had less intensive immunosuppressive therapy than the group with cutaneous warts. No association was found between age, sex, HLA markers, actinic keratosis and wart onset.

Discussion

The prevalence of warts increases with the duration of transplantation. Cutaneous warts are generally multiple and have a chronical course without spontaneous remission. More intensive immunosuppressive therapy increases their occurrence. This trial cannot evaluate the association between carcinoma and warts. On the basis of our study, there is no relationship between actinic keratosis and warts, nor HLA markers and warts.


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Vol 31 - N° 8

P. 755-764 - juillet 1997 Retour au numéro

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