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Infections urinaires - 20/11/17

[4-0880]  - Doi : 10.1016/S1634-6939(17)75352-5 
M. Baldeyrou  : Praticien hospitalier contractuel, P. Tattevin : Praticien hospitalier universitaire
 Services de maladies infectieuses et réanimation médicale, Hôpital Pontchaillou, Centre hospitalier universitaire de Rennes, 2, rue Henri-Le-Guilloux, 35033 Rennes cedex 09, France 

Auteur correspondant.
Sous presse. Épreuves corrigées par l'auteur. Disponible en ligne depuis le mardi 21 novembre 2017

Résumé

Les infections urinaires (IU) sont caractérisées par leur fréquence mais aussi par leur variété, allant de la simple colonisation au choc septique. Il est fondamental de distinguer les situations d'IU simples des IU à risque de complications (le terme de « compliquées » a été abandonné) où le terrain physiologique (enfant, homme, grossesse, sujet âgé), le terrain pathologique (immunodépression grave, insuffisance rénale) ou l'existence d'une anomalie fonctionnelle de l'arbre urinaire peuvent conduire à des tableaux cliniques graves. Les IU graves sont définies par un sepsis ou un choc septique, ou par l'indication d'un drainage chirurgical ou interventionnel des urines. Les entérobactéries, majoritairement Escherichia coli, sont les principaux microorganismes responsables des IU, avec une augmentation actuelle de la résistance de celles-ci aux antibiotiques. En conséquence, les céphalosporines de troisième génération parentérales sont devenues le traitement probabiliste de première intention pour les infections parenchymateuses, la résistance d'E. coli en 2015 à ces molécules étant estimée à 4 %. L'infection urinaire basse ou cystite associe brûlures mictionnelles, pollakiurie, pesanteur pelvienne et urines troubles, sans syndrome infectieux. S'il y a hyperthermie, on parle d'atteinte parenchymateuse (pyélonéphrite ou prostatite), aiguë ou chronique. La bandelette urinaire est suffisante pour le diagnostic de cystite aiguë simple de la femme jeune, mais dans les autres cas l'examen de choix est l'examen cytobactériologique des urines (ECBU). L'échographie des voies urinaires n'est plus systématique dans les infections urinaires hautes, tout comme l'ECBU de contrôle systématique n'est plus indiqué. La prise en charge thérapeutique associe des mesures hygiénodiététiques, un drainage des urines si obstacle, et une antibiothérapie probabiliste adaptée secondairement à la bactérie isolée et à l'antibiogramme.


Mots-clés : Infections urinaires, Cystite, Prostatite, Pyélonéphrite, Colonisation urinaire, Antibiorésistance


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