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Accidents d'exposition au sang et aux liquides biologiques. Accidents d'exposition au risque viral - 15/12/17

[25-090-A-20]  - Doi : 10.1016/S1959-5182(17)65313-3 
M. Karé a, , A. Dione b, A. Trinh-Duc a, B. Dadone c
a Département des urgences, Service d'aide médicale urgente-Service mobile d'urgence et de réanimation (Samu-Smur), Centre hospitalier Saint-Esprit, route de Villeneuve-sur-Lot, 47000 Agen, France 
b Centre gratuit d'information, de dépistage et de diagnostic (CeGIDD), Centre hospitalier Saint-Esprit, route de Villeneuve-sur-Lot, 47000 Agen, France 
c Service d'aide médicale urgente (Samu) 31, Pavillon Louis-Lareng, place du Docteur-Baylac, TSA 40031, 31300 Toulouse, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

On entend par accident d'exposition au risque viral (AEV), tout contact entre du sang (ou des liquides biologiques contenant du sang) avec une effraction cutanée, ou leur projection sur une muqueuse. Ces accidents exposent à un risque de transmission du virus de l'immunodéficience humaine (VIH) et aux autres infections sexuellement transmissibles (IST) telles que celles dues aux virus des hépatites B (VHB) et/ou C, à Chlamydia et la syphilis. Le risque de transmission du VIH lors d'un accident d'exposition au risque viral par matériel souillé varie selon la profondeur de la blessure et est estimé à 0,32 %, en l'absence de traitement antirétroviral. Le risque de transmission sexuelle du VIH lui, varie selon le type de rapport. Le risque de transmission du VHB est supérieur à celui du VIH, justifiant à lui seul l'indication d'une vaccination en cas d'exposition chez une personne non immunisée jusque-là. Tout accident d'exposition au risque viral de moins de 48heures doit être pris en charge rapidement pour évaluer les risques de transmission des IST, pour une mise en place d'un éventuel traitement postexposition, voire pour l'instauration d'une contraception d'urgence. Le délai entre l'exposition et la prescription du traitement doit être le plus court possible et ne doit pas excéder les 48heures. Chaque étape a son importance, l'interrogatoire permet de déterminer le type d'AEV et d'évaluer le risque, l'examen clinique précise le type de lésion. Un algorithme décisionnel en fonction des risques est proposé pour décider de la mise en place ou non du traitement. Le traitement postexposition est un traitement préventif ; ainsi il n'exclut pas à 100 % le risque de contamination par le VIH. Il est prescrit en général pour une durée de 48 à 72heures à l'issue de laquelle le patient devra voir un médecin référent VIH pour décider de la poursuite ou non du traitement. En cas de poursuite du traitement, le suivi postexposition dure quatre mois. En cas d'arrêt du traitement, le patient devra refaire un bilan biologique à six semaines.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots-clés : Accident d'exposition au risque viral (AEV), Traitement postexposition, Antirétroviral, VIH, Infections sexuellement transmissibles, Hépatite B, Hépatite C


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