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Morts maternelles par maladies trophoblastiques gestationnelles. Résultats de l’enquête confidentielle française sur la mortalité maternelle, 2010–2012 - 14/01/18

Maternal deaths due to gestational trophoblastic diseases, results from the French confidential enquiry into maternal deaths, 2010–2012

Doi : 10.1016/j.anrea.2017.11.012 
M. Dreyfus
 , Gynécologie-obstétrique et médecine de la reproduction, université Caen, CHU de Caen, UFR Médecine Caen avenue de la Côte-de-Nacre, 14003 Caen, France 

Sous presse. Épreuves corrigées par l'auteur. Disponible en ligne depuis le dimanche 14 janvier 2018
Cet article a été publié dans un numéro de la revue, cliquez ici pour y accéder

Résumé

Les maladies trophoblastiques gestationnelles regroupent plusieurs entités totalement distinctes qui ont comme dénominateur commun l’hypersécrétion d’hCG par un trophoblaste hyperplasique mais leur origine, leurs caractères morphologiques et leurs traitements diffèrent. Pour la période 2010–2012, 4 décès maternels ont été attribués à une maladie trophoblastique gestationnelle (choriocarcinome), soit un RMM de 0,16 décès pour 100 000 naissances vivantes sans variation significative par rapport à la période 2007–2009. Ils représentent 1,6 % de l’ensemble des décès maternels et 3,3 % de la mortalité par causes directes. Les 4 décès sont survenus dans le post-partum et le diagnostic a été fait entre 60 et 180jours de l’accouchement. Deux dossiers ont été jugés « peut-être évitables ». L’inadéquation des soins concernaient la prise en charge obstétricale à la fois par un retard diagnostique et par un retard au traitement. De l’analyse de ces dossiers ont été tirés des messages forts permettant d’optimiser la prise en charge. Ainsi, une patiente présentant des saignements persistant au-delà de six semaines après l’accouchement doit avoir des explorations complémentaires hiérarchisées comportant notamment un dosage d’hCG et une histologie pour éliminer cette pathologie rare dont la prise en charge précoce aboutit habituellement à la guérison.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Abstract

Gestational trophoblastic diseases (GTD) correspond to several entities which all have a common pattern: hypersecretion of human chorionic gondotrophin by trophoblastic hyperplasia. Between 2010 and 2012, there were 4 maternal deaths due to GTD (choriocarcinoma). The ratio of maternal death caused by GTD was 0,16/100,000 living births which was similar to the rate from the 2007–2009 period. These deaths represented 1.6% from the whole maternal mortality and 3.3% of the direct maternal mortality. These four deaths occurred after delivery and the diagnosis of GTD was made between 60 and 180 days in the postpartum period. Two cases seemed to be potentially avoidable. The main causes of suboptimal management were linked to delay either in diagnosis of GTD or in initiating the appropriate treatment. The analysis of these maternal deaths gave the opportunity to stress some major lessons to optimize medical management of GTD. Therefore, a patient presenting with persistent bleedings more than six weeks after delivery needs some specific exams such as plasma human chorionic gondotrophin measurement and histopathologic examination to affirm GTD and start early specific treatments generally leading to complete recovery.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Grossesse, Maladie trophoblastique gestationnelle, Môle, Chimiothérapie, Hémorragie du post-partum, Mort maternelle

Keywords : Pregnancy, Gestational trophoblastic disease, Chemotherapy, Molar pregnancy, Postpartum hemorrhage, Maternal death


Plan


 Nous reproduisons ce texte initialement paru dans la revue Gynécologie Obstétrique Fertilité & Sénologie pour en assurer la plus large diffusion auprès des anesthésistes-réanimateurs. Toute référence à ce texte devra renvoyer à la référence princeps, comme suit : Gynecol Obstet Fertil Senol 2017;45(12 Suppl.):S58–S60.
☆☆ 5e rapport de l’Enquête nationale confidentielle sur les morts maternelles (2010–2012).


© 2017  Société française d'anesthésie et de réanimation (Sfar). Publié par Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.
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