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Accueil en médecine légale des adolescents et adultes victimes de violences sexuelles ou de violences dans le couple n’ayant pas déposé plainte – étude observationnelle en Seine-Saint-Denis - 01/02/18

Forensic medical examination of adolescent and adult victims of sexual assault or intimate partner violence who do not complain to the police – An observational study in Seine-Saint-Denis, France

Doi : 10.1016/j.lpm.2017.05.038 
Céline Denis 1, Céline Paret 1, Patrick Chariot 1, , 2
1 AP–HP, hôpital Jean-Verdier, service de médecine légale et de médecine sociale, avenue du 14 juillet, 93140 Bondy, France 
2 Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux (IRIS), UMR 8156-997, UFR SMBH, Sorbonne-Paris-Cité, université Paris-13, 74, rue Marcel-Cachin, 93000 Bobigny, France 

Patrick Chariot, AP–HP, hôpital Jean-Verdier, service de médecine légale, 93140 Bondy, France.
Sous presse. Épreuves corrigées par l'auteur. Disponible en ligne depuis le jeudi 01 février 2018

Résumé

Objectifs

Identifier les caractéristiques des personnes ayant consulté pour violences sexuelles ou pour violences dans le couple sans avoir déposé plainte et décrire le résultat des consultations.

Méthodes

Étude observationnelle (1/03/2014–31/08/2015) auprès des personnes (>15ans) consultant dans le service de médecine légale de Bondy à la suite d’une agression sexuelle ou de violences dans le couple. Nous avons comparé les personnes n’ayant pas déposé plainte à celles ayant déposé plainte.

Résultats

Au total, 109 personnes ont consulté sans avoir déposé plainte : 73 personnes après des violences conjugales non sexuelles (4 % des personnes reçues avec ou sans dépôt de plainte), 36 après des violences sexuelles (8 % des personnes reçues). Concernant les violences autres que sexuelles, les personnes n’ayant pas déposé plainte présentaient des lésions traumatiques récentes en moindre proportion que les personnes ayant déposé plainte (64 % versus 78 %, p=0,008). Concernant les violences sexuelles, les personnes n’ayant pas déposé plainte présentaient en plus grande proportion une amnésie des faits (42 % versus 13 %, p<0,001) ou une prise d’alcool ou de stupéfiants contemporaine des faits (42 % versus 26 %, p=0,039) et en moindre proportion des lésions traumatiques extra-génitales que les personnes ayant déposé plainte (22 % versus 43 %, p=0,016).

Conclusion

Les personnes examinées sans avoir déposé plainte représentaient moins d’une victime sur 20, ce qui confirme que l’ouverture élargie d’une consultation de médecine légale ne suffit pas à ce que la plupart des victimes de violences consultent un médecin légiste.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Summary

Objectives

to identify characteristics of victims of sexual assault or domestic violence who consulted in a Department of Forensic Medicine without a formal complaint to the police.

Methods

observational study (03/01/2014–08/31/2015) of individuals (age>15years) consulting in a Department of Forensic Medicine near Paris, France, after a sexual assault or domestic violence. Among the individuals who were examined in the department of Forensic Medicine, we compared the individuals who had not complained to the police to those who had complained to the police.

Results

A hundred and nine individuals have consulted without a prior complaint to the police, including 73 persons after domestic violence (i.e. 4% of all persons examined with or without a complaint to the police) and 36 persons after a sexual assault (i.e. 8% of all persons examined). Regarding domestic violence, the proportion of persons presenting recent traumatic injuries was lower among those who did not complain to the police than among those who did (64% vs. 78%, P=0.008). Regarding sexual violence, the persons who did not complain to the police were more frequently uncertain about the assault (42% vs. 13%, P<0.001), reported more frequently a recent alcohol or drug intake (42% vs. 26%, P=0.039) and less frequently showed extragenital traumatic injuries than the persons who did complain to the police (22% vs. 43%, P=0.016).

Conclusion

the persons examined who had not complained to the police accounted for less than one in 20. The extension of the activity of a Department of Forensic Medicine to persons who do not want to be involved in a judicial process is not sufficient for the majority of victims to consult a forensic physician.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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