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Cyanure et toxiques cyanogéniques

[16-048-C-20]
Lamine Benaissa : Attaché de consultation
Réanimation médicale et toxicologique, hôpital Lariboisière - INSERM U26 - université Paris VII, 2 rue Ambroise-Paré, 75010 Paris  France
Philippe Hantson : Maître de conférence clinique
Unité neurologie, traumatologie, et toxicologie, université catholique de Louvain, 10, avenue Hippocrate, UCL 10/27.02, 1200 Bruxelles  Belgique
Marie Laforge : Docteur en pharmacie
Laboratoire de toxicologie, hôpital Fernand-Widal, 200, rue du faubourg Saint-Denis, 75010 Paris  France
Stephen Borron : Associate clinical Professor of Emergency Medicine, George Washington University School of Medicine, Washington DC
Réanimation médicale et toxicologique, hôpital Lariboisière - INSERM U26 - université Paris VII, 2, rue Ambroise-Paré, 75010 Paris  France
Frédéric Baud : Chef de service hospitalier, professeur des Universités
Réanimation médicale et toxicologique, hôpital Lariboisière - INSERM U26 - Université Paris VII, 2 rue Ambroise-Paré, 75010 Paris  France

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Article archivé , publié initialement dans le traité EMC Pathologie professionnelle et de l'environnement

Résumé

Le cyanure est présent dans de très nombreux corps chimiques. L'intoxication cyanhydrique est une intoxication fréquente. La raison de cette fréquence tient non pas tant à l'intérêt industriel du cyanure, utilisé comme produit réactif ou produit fini, mais surtout à la fréquence avec laquelle il est retrouvé chez les victimes d'incendie. Les intoxications volontaires sont rares. Les signes d'intoxication cyanhydrique incluent : céphalées, vertiges, agitation, confusion, coma, convulsions et décès. La confirmation du diagnostic par l'analyse toxicologique se fait à distance. Une hyperlactacidémie associée à un collapsus cardiovasculaire doit faire évoquer une intoxication cyanhydrique. Sur le plan thérapeutique, des progrès ont été accomplis concernant le choix et la place des antidotes dans le traitement de l'intoxication cyanhydrique. L'hydroxocobalamine à forte dose, associée à l'oxygène, représente le traitement de première ligne de cette intoxication, dont la mise en oeuvre facilite considérablement la réanimation. Le traitement symptomatique comprend la ventilation assistée (avec fraction inspirée d'oxygène de 100 %), la correction de l'acidose et le maintien de la pression artérielle. L'efficacité du traitement antidotique est évaluée initialement sur la correction de l'hypotension et de l'acidose lactique, puis secondairement sur l'absence ou présence d'éventuelles séquelles neurologiques.

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© 1999  Elsevier, Paris. Tous droits réservés.

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