Service d'aide à la décision clinique
Publicité


L'accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.
  • Si vous êtes abonné, veuillez vous identifier dans la zone 'Mon compte' en haut à droite de l'écran.

  • Si vous souhaitez vous abonner, prenez contact avec votre délégué régional EMC ou consultez notre site e-commerce

  • Vous pouvez acheter cet article en Pay Per ViewPay per View - FAQ : 34,00 € TTC Commander
    Pages Iconographies Vidéos Autres
    12 7 0 0


Dermatologie
[98-290-A-10]
Herpès


René Laurent : Professeur, service de dermatologie 2, CHU Saint Jacques, 25030 Besançon cedex, France

Résumé

Les virus Herpès simplex (HSV1 et HSV2) sont infectants chez l'homme qui est le seul réservoir du virus, la contagion étant strictement interhumaine par contact direct, cutané et/ou muqueux.

L'herpès orolabial dû à HSV1 est acquis dans l'enfance, tandis que l'herpès génital dû à HSV2 (dans 60 à 80 % des cas) touche la population sexuellement active à partir de l'âge de 15 ans. L'herpès génital réalise l'infection sexuellement transmissible ulcéreuse la plus fréquente dans le monde. Elle entre en interaction épidémiologique et clinique avec l'infection par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH).

Après un épisode primaire (primo-infection), un état de latence s'installe par persistance du génome viral dans le noyau des neurones sensitifs ganglionnaires. La réactivation d'une infection ganglionnaire latente est à l'origine des récurrences herpétiques cutanéomuqueuses. L'infection est contrôlée par l'immunité cellulaire ; la production d'anticorps spécifiques de type glycoprotéines G1 et G2 est un marqueur de l'infection herpétique. L'herpès génital est devenu une maladie chronique et contagieuse, même en dehors des crises où il existe une réplication virale silencieuse. Les excrétions virales asymptomatiques représentent la source majeure de transmission d'HSV2. Les réactivations, particulièrement sévères chez les patients greffés (moelle, organes), justifient une prophylaxie virale systématique.

La culture virale est la méthode de référence pour le diagnostic de l'infection herpétique, mais la polymerase chain reaction (PCR) dont la sensibilité est la plus élevée, est la méthode de choix dans le diagnostic de la méningoencéphalite herpétique. L'acycloguanosine (aciclovir) est une molécule antivirale efficace, spécifique et peu toxique. C'est le traitement universellement reconnu de l'infection herpétique, qui a considérablement réduit la mortalité dans les formes graves. Un traitement prophylactique des récurrences par aciclovir est efficace et améliore la qualité de vie des patients.

La prévention de l'herpès néonatal (évaluation des facteurs de risque, aciclovir, césarienne) est justifiée par sa gravité potentielle.



Mots-clés : virus Herpès simplex, infection herpétique primaire, récurrence herpétique, infection latente HSV, herpès génital, aciclovir, immunodépression, herpès néonatal


© 2002  Éditions Scientifiques et Médicales Elsevier SAS. Tous droits réservés

Site e-commerce : www.elsevier-masson.fr | Service d'aide à la décision clinique : www.em-select.com | Suivez notre actualité sur le blog Elsevier Masson : blog.elsevier-masson.fr
EM-CONSULTE.COM est déclaré à la CNIL, déclaration n° 1286925.
En application de la loi nº78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, vous disposez des droits d'opposition (art.26 de la loi), d'accès (art.34 à 38 de la loi), et de rectification (art.36 de la loi) des données vous concernant. Ainsi, vous pouvez exiger que soient rectifiées, complétées, clarifiées, mises à jour ou effacées les informations vous concernant qui sont inexactes, incomplètes, équivoques, périmées ou dont la collecte ou l'utilisation ou la conservation est interdite.
Les informations personnelles concernant les visiteurs de notre site, y compris leur identité, sont confidentielles.
Le responsable du site s'engage sur l'honneur à respecter les conditions légales de confidentialité applicables en France et à ne pas divulguer ces informations à des tiers.
Fermer
Plan de l'article