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Consommation de nouveaux produits de synthèse identifiée par analyse salivaire de conducteurs festivaliers aux abords de festivals de musique électronique dans le Sud-Ouest en 2017 - 10/05/18

Doi : 10.1016/j.toxac.2018.04.056 
V. Dumestre-Toulet 1, , C. Richeval 2, 3, J.-F. Wiart 2, X. Vanhoye 2, L. Humbert 2, M. Nachon-Phanithavong 2, D. Allorge 2, 3, J.-M. Gaulier 2, 3
1 Laboratoire TOXGEN, Bordeaux, France 
2 CHU de Lille, unité fonctionnelle de toxicologie, Lille, France 
3 Université de Lille, EA 4483, IMPact de l’Environnement Chimique sur la Santé humaine, Lille, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

Objectif

La consommation de nouveaux produits de synthèse (NPS) est en constante augmentation en France, et le nombre d’affaires médico-légales en lien également. Plusieurs cas ont été répertoriés en Aquitaine. L’étude présentée est une évaluation de la prévalence de l’usage de NPS autour de festivals de musique (Artsenik, 2017 et Garorock, 2017) sur la base de l’analyse des fluides oraux de 229 conducteurs initialement soumis à un dépistage de produits stupéfiants. Elle repose sur l’analyse de dried saliva spots (DSS) récupérés sur les dispositifs usagés des tests immunochimiques salivaires (DrugWipe©-5S tests, DW, Securetec) utilisés par les forces de l’Ordre.

Méthode

Les DW, anonymisés, ont été analysés comme suit : 2 patins absorbants (DSS) du dispositif sont placés dans du méthanol (300μL) pendant une heure à température ambiante. Après centrifugation, 100μL de surnageant sont additionnés de 50μL d’étalons internes (méthylclonazépam, β-OH-éthylthéophylline, et analogues deutérés), évaporés à sec et repris par 100μL d’un mélange de méthanol/acide formique à 0,1 % et de tampon de formiate d’ammonium 5mM à pH 3 (80/20 ; v/v). Une recherche de produits stupéfiants, de médicaments et d’autres toxiques est réalisée dans 15 (i) ou 10μL (ii) de cet extrait : (i) criblage non ciblé par LC-HRMS (Xevo G2®-XS QToF, Waters), (ii) criblages « stupéfiants », « médicaments » et « NPS » par LC-MS/MS en MRM (Xevo® T-QS, Waters) [1].

Résultats

Deux cent vingt-neuf tests usagés de dépistage salivaire ont été collectés fin juin-début juillet 2017 à la suite de dépistages réalisés sur les voies d’accès et à proximité immédiate d’Artsenik et de Garorock. Des NPS ont été identifiés dans 17 des 229 dispositifs analysés (7,4 % des conducteurs soumis à un contrôle). Dans ces 17 échantillons salivaires, onze NPS différents ont été identifiés (n) : 5F-AKB48 (2), MAM-2201 (1), JWH122 (1), 4F-PVP (1), 3 ou 4 MMC (2), fluorométamphétamine (1), kétamine (3), MXE (3), méthoxykétamine (1), 6-APB (2) et 25C-NBOMe (1). Ce pourcentage d’usage de NPS chez ces conducteurs est comparable aux données disponibles dans des populations similaires [2] et aux résultats d’une étude effectuée dans une population de conducteurs à la même période, en France et en Belgique [3]. Dans ce contexte « festif », il faut noter que la nature des NPS consommés est marquée par la forte proportion de cyclohexanones (39 % des NPS consommés). Par ailleurs, dans ces DSS, des produits stupéfiants (63 %) et des médicaments ont été également identifiés. Les analyses mettent aussi en évidence de nombreux « faux négatifs » en particulier pour le cannabis (29 % des DW), probablement lié à la limite de détection par LC-MS/MS (LDD THC : 1ng/mL) inférieure au « cut-off » de positivité du dépistage salivaire réalisé par les DW.

Conclusion

Ces résultats confirment l’intérêt de l’analyse des DSS des tests de dépistage salivaire pour la mise en évidence des NPS et témoignent de la réalité de la consommation de ces substances chez les conducteurs participant aux festivals de musique électronique.

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Vol 30 - N° 2S

P. S46-S47 - juin 2018 Retour au numéro
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