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La morphine peut-elle être utilisée sans risque en postopératoire de greffe rénale ? - 26/05/18

Is morphine usable in post-operative renal graft?

Doi : 10.1016/j.douler.2018.02.006 
Romain Jouffroy a, , Dany Anglicheau b, Benoit Vivien a, Rado Idialisoa a, Philippe Delpech a, Alain Rozenberg a, Christophe Legendre b, Pierre Carli a
a Service d’anesthésie réanimation, Samu, hôpital Necker–Enfants malades, AP–HP, 149, rue de Sèvres, 75015 Paris, France 
b Service de transplantation rénale, hôpital Necker–Enfants malades, AP–HP, 149, rue de Sèvres, 75015 Paris, France 

Auteur correspondant.
Sous presse. Épreuves corrigées par l'auteur. Disponible en ligne depuis le samedi 26 mai 2018
Cet article a été publié dans un numéro de la revue, cliquez ici pour y accéder

Résumé

Objectif

Préciser la consommation de morphine, l’incidence et la sévérité des effets indésirables, graves ou non, de la morphine en postopératoire de transplantation rénale.

Matériels et méthodes

Étude observationnelle rétrospective monocentrique.

Résultats

Cent vingt et un patients ont été inclus entre le 10/01/2012 et le 31/12/2014. Soixante-quatorze (61 %) étaient des hommes avec un âge moyen de 52±17ans et un poids sec moyen de 69±16kg. La durée moyenne de la chirurgie a été de 170±70minutes. Cent (83 %) patients ont bénéficié d’une monogreffe rénale. En peropératoire, 121 (100 %) ont reçu de la morphine avec un bolus moyen de 10±2mg. En salle de surveillance postinterventionnelle, 101 (83 %) patients ont reçu de la morphine (titration, puis PCA) avec une dose moyenne de 7±7mg. La consommation moyenne de morphine au cours des 24 premières heures a été de 17±19mg. Aucun patient n’a présenté d’effet indésirable grave (allergie, désaturation, bradycardie, somnolence) imputable à l’administration de morphine. Onze (9 %) patients ont présenté au moins un effet indésirable non grave (nausées, vomissements, prurit, bradypnée) imputable à l’administration de morphine au cours des 24 premières heures postopératoires. Aucune différence de consommation de morphine au cours des 24 premières heures postopératoire, n’a été observée entre les patients ayant présenté un effet secondaire, grave ou non, et ceux ayant n’ayant pas présenté d’effet secondaire imputable à la morphine.

Conclusion

La consommation postopératoire de greffe rénale en morphine est faible et associée avec une faible incidence de survenue d’effets secondaires sans occurrence d’effet indésirable grave. Des études comparatives avec l’administration de fentanyl en substitut à la morphine pourraient permettre de définir la molécule la plus adaptée dans le contexte postopératoire de greffe rénale, situation où l’évaluation de la fonction rénale est difficile.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Summary

Purpose

To describe morphine consumption, incidence and severity of, serious or not, adverse event due to morphine administration after kidney transplantation.

Methods

Monocentric retrospective observational study.

Results

One hundred and twenty one patients were included between January 1st 2012 and December 12th 2014. Seventy-four (61%) were male with a mean age of 52±17 years and average body weight of 69±16kg. One hundred (83%) patients had a single kidney transplant. Mean duration of surgery was 170±70minutes. During surgery, 121 (100%) received morphine mean of 10±2mg. In postoperative room, 101 (83%) patients received morphine (titration and ACP) with an average dose of 7±7mg. Mean average consumption of morphine during the first 24hours was 17±19mg. None presented a serious adverse event (allergy, bardycardia, somnolence, desaturation) due to morphine administration. A non-serious adverse event (nausea, vomiting, pruritus, bradypnea) attributable to morphine occurred during the first 24hours occurred in 11 patients (9%). During the first 24hours no difference in morphine consumption was observed between patients with an adverse event and those without.

Conclusion

After kidney transplant, morphine consumption is low and associated with a low incidence of adverse event and without serious adverse event. Comparatives studies between morphine and fentanyl use after kidney transplantation could determine which molecule should be used after kidney transplant where assessment of renal function is difficult.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Morphine, Greffe rénale, Effets indésirables, Postopératoire, Sécurité

Keywords : Morphine, Kidney transplantation, Side effects, Postoperative, Safety


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