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Analyse des déterminants de la prise en charge des infections urinaires en soins primaires : axes d’amélioration pour renforcer l’adhésion aux recommandations - 29/05/18

Doi : 10.1016/j.medmal.2018.04.255 
M. Cabon 1, A. Jeannerat 2, M. Gominet 1, D. Andriamanantena 1, C. Ficko 1
1 Hôpital d’Instruction des Armées Bégin, Saint-Mandé, France 
2 Médecin généraliste, Paris, France 

Résumé

Introduction

En soins primaires, la prise en charge des infections urinaires (IU) est une activité fréquente (2 % des consultations de médecine générale). La prise en charge des IU de l’adulte repose sur des recommandations actualisées en 2008, 2014, 2015 et une actualisation en 2018. L’objectif de cette étude était l’évaluation des connaissances des médecins généralistes dans le domaine des IU ainsi que leur adhésion aux recommandations.

Matériels et méthodes

Il s’agissait d’une étude transversale, descriptive par sondage aléatoire simple. Un questionnaire, validé par deux médecins spécialisés en infectiologie, a été porté sur une plateforme Web Open-Source GoogleDrive®. L’intégralité des médecins titulaires d’un diplôme de médecine générale d’Île-de-France ont été sélectionnée à partir d’une liste transmise par le Conseil national de l’Ordre des médecins. Une liste aléatoire de 200 médecins a été constituée et ils ont été invités à répondre au questionnaire lors d’un échange téléphonique.

Résultats

Parmi les 200 médecins contactés, 53 ont participé (participation de 26,5 %). Le sex-ratio homme/femme était de 1,04, avec une moyenne d’âge de 50 ans. L’activité médicale était majoritairement en zone urbaine (86,8 %) et libérale (67,3 %). Seuls 5,9 % avaient une qualification en infectiologie. Seuls 72 % (n=36) des médecins interrogés disposaient de bandelettes urinaires. Des données pour l’interprétation de l’ECBU étaient habituellement données par 31,4 % (n=16) des médecins. L’usage des antibiogrammes restreints était souhaité par 54,7 % (n=29) des médecins mais 32,1 % (n=17) n’en connaissaient pas la définition. Dans les infections urinaires à risque de complication, le diabète était un facteur de risque pour 73,1 % des cas (n=28), 51,9 % (n=27) proposaient une antibiothérapie probabiliste et 33,3 % différaient l’antibiothérapie dans moins de 25 % des cas. Pour seulement 41,5 % (n=22), le pivmécillinam devait être privilégié aux fluoroquinolones. Pour seulement 18,9 % (n=10), ils considéraient que l’antibioprophylaxie des cystites récidivantes ou postcoïtales reposent en première intention sur le triméthoprime.

Conclusion

En soins primaires, les recommandations sur le traitement des IU sont globalement bien connues en ce qui concerne les cystites. Néanmoins, les actualisations répétées des recommandations concernant l’antibiothérapie ne semblent pas aussi bien acquises. Une meilleure adhésion est souhaitable en reprenant les messages forts des actualisations récentes.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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