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Infections à virus West-Nile dans les Alpes-Maritimes, 2017 - 29/05/18

Doi : 10.1016/j.medmal.2018.04.274 
F. Franke 1, G. Grard 2, S. Lecollinet 3, L. Ramalli 1, P. Gallian 4, G. L’ambert 5, E. Coulibaly 6, S. Veyrat 7, M.C. Paty 8, I. Leparc-goffart 2
1 Santé publique France, Cire-Paca-Corse, Marseille, France 
2 CNR des arbovirus, Marseille, France 
3 LNR West-Nile, Maisons-Alfort, France 
4 EFS Alpes-Méditerranée, Marseille, France 
5 EID Méditerranée, Montpellier, France 
6 DDPP06, Nice, France 
7 ARS Paca, DD06, Nice, France 
8 Santé publique France, Saint-Maurice, France 

Résumé

Introduction

Le virus West-Nile (VWN), responsable de plusieurs épidémies en Europe, est régulièrement isolé sur le pourtour méditerranéen français. Un dispositif de surveillance pluridisciplinaire (humaine, équine, aviaire et entomologique) y est mis en place chaque année de juin à octobre. En octobre 2017, une infection à VWN a été confirmée chez une habitante des Alpes-Maritimes. Des investigations ont été menées afin de déterminer la zone de circulation du virus et guider les mesures de prévention, notamment de sécurisation des produits sanguins.

Matériels et méthodes

Une enquête épidémiologique et entomologique a été menée autour du cas. Les différents volets de la surveillance ont été renforcés. Le Centre national de référence (CNR) des arbovirus a testé les prélèvements des patients atteints d’infections neuro-invasives, sans étiologie identifiée, hospitalisés à partir du 1er août au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Nice. Une enquête sérologique a été réalisée auprès de l’ensemble des équidés d’un centre équestre de Nice. Les dons de sang et d’organes collectés dans les Alpes-Maritimes ont été sécurisés (qualification des dons, ajournements…) dès l’officialisation de la suspicion du cas index, du 13 octobre au 1er décembre.

Résultats

Un 2e cas autochtone a été identifié. Les 2 cas, qui ont débuté leurs signes les 21 août et 4 septembre 2017, n’ont pas présentés d’atteinte neurologique (formes fébriles). Le lieu de contamination le plus probable était Nice et ses environs. Le CNR n’a identifié aucun autre cas parmi les 466 patients testés dans les départements surveillés (dont 61 lors de l’étude auprès du CHU). Les prospections entomologiques réalisées autour du 1er cas signalé initialement pour suspicion de dengue, ont été suivies d’un traitement de lutte antivectorielle ciblant principalement Aedes albopictus. Il n’y a pas eu de signalement dans les Alpes-Maritimes dans le cadre des surveillances équine et aviaire. Le Laboratoire national de référence West-Nile a identifié une infection asymptomatique parmi les 151 équidés du centre équestre enquêté. Les 4044 dons de sang testés par dépistage génomique viral étaient négatifs pour le VWN.

Conclusion

Ces 2 cas humains font suite à plusieurs épisodes de circulation du VWN détecté depuis 2000 sur le pourtour Méditerranéen, sous forme de foyers limités, le plus souvent équins. Ils confirment la circulation à bas bruit du VWN dans cette zone. Dans le contexte de l’épidémiologie évolutive du VWN en Europe, le risque en métropole doit être régulièrement évalué et les modalités de sa surveillance adaptées afin notamment de sécuriser les produits d’origine humaine dans les meilleurs délais.

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Vol 48 - N° 4S

P. S109 - juin 2018 Retour au numéro
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