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Pneumopathie documentée à Haemophilus influenzae et Streptococcus pneumoniae en réanimation, une étude épidémiologique comparative - 29/05/18

Doi : 10.1016/j.medmal.2018.04.330 
P. Danneels 1, N. Vignier 2, S. Jochmans 2, A. Pitsch 2, A. De Pontfarcy 2, O. Ellrodt 2, C. Chakvetadze 2, V. Dubée 1, M. Monchi 2, D. Sylvain 2
1 CHU, Angers, France 
2 GHSIF, Melun, France 

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Résumé

Introduction

Haemophilus influenzae est un agent reconnu de pneumopathie (PNP) pour lequel peu de données descriptives chez l’adulte sont disponibles contrairement aux PNP à Streptococcus pneumoniae (PSP) dont la présentation, les facteurs de risque et la sévérité sont bien connus. L’objectif de cette étude est de décrire les PNP à Hinfluenzae (PHI) en les comparant aux PSP.

Matériels et méthodes

Nous avons analysé rétrospectivement les cas de PHI et de PSP documentées microbiologiquement hospitalisés entre 2005 et 2017 dans un service de réanimation d’un hôpital général de 350 lits. Les caractéristiques des PHI ont été comparées à celles des PSP par les tests du Chi2 ou Kruskal-Wallis.

Résultats

La population de l’étude est composée de 85 cas de PHI et 94 cas de PSP, ce qui correspond à une incidence minimale de 6,7 et 7,4 cas pour 1000 séjours-années.

Il est observé dans les deux groupes une proportion similaire de PNP communautaires (84 % et 93 %) et de PNP d’inhalation (39 % et 41 %), c’est également le cas pour les comorbidités relevées (insuffisance cardiaque, diabète, immunodépression, cirrhose) ; 42 % des cas de PHI présentent une pathologie pulmonaire chronique contre 30 % des cas de PSP (p=0,08). Les hémocultures sont moins souvent positives dans les PHI (5 % vs 21 %, p<0,01). Il n’y a pas de différence significative entre la gravité initiale des PHI et des PSP : score IGS2 moyen respectivement à 47,9 et 49,0, choc septique chez 36 % et 46 % des cas, intubation orotrachéale pour 81 % et 79 % des cas avec une durée médiane d’intubation de 7 et 6jours. La durée médiane de séjour (10j vs 8j, p=0,18) et la mortalité globale en réanimation (25 % vs 31 %, p=0,34) ne sont pas différentes.

Parmi les isolats d’Hinfluenzae, 21 (25 %) sont résistants (R) et 2 (2 %) sont intermédiaires (I) à l’amoxicilline ; 5 (6 %) sont R à l’amoxicilline-acide clavulanique (AMC). Pour SP, 3 (3 %) sont R et 9 (10 %) sont I à l’amoxicilline ; 10 (11 %) sont I aux C3G et 31 (34 %) sont R à l’érythromycine.

Au cours de la période d’étude, on assiste à une diminution de la résistance de Spneumoniae à la moxifloxacine avec 11 % (9) des souches isolées R avant 2014 contre aucune après (p=0,03). Pour Hinfluenzae, la résistance à l’AMC chute de 11 % (5 isolats) en début de période à 0 % après 2014 (p=0,07). Sur toute la période, une antibiothérapie probabiliste des cas étudiés par AMC aurait permis 97 % de succès microbiologique dont 100 % après 2014.

Conclusion

Dans cette étude en réanimation, les PHI semblent aussi fréquentes que les PSP. Elles affectent des patients aux caractéristiques démographiques et aux comorbidités similaires, et présentent des profils de sévérité semblables. Nos données locales de résistance ne semblent pas montrer de supériorité du profil de sensibilité des C3G par rapport à l’AMC pour les pneumopathies documentées à Hinfluenzae et Spneumoniae en réanimation.

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Vol 48 - N° 4S

P. S132-S133 - juin 2018 Retour au numéro
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