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Algorithme diagnostique des pneumonies aiguës communautaires : le « PACSCAN score » - 29/05/18

Doi : 10.1016/j.medmal.2018.04.333 
P. Loubet 1, S. Tubiana 1, C. Leport 1, Y. Yazdanpanah 1, X. Duval 1, Y. Claessens 2, L. Epelboin 3, C. Ficko 4, B. Rammaert 5
1 CHU Bichat, Paris, France 
2 Hôpital Grace, Monaco 
3 CHU Rosemon, Cayenne, France 
4 HIA Bégin, Saint-Mandé, France 
5 CHU de Poitiers, Poitiers, France 

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Résumé

Introduction

La suspicion de pneumonie aiguë communautaire (PAC) est un motif de consultation fréquent dans les services d’accueil des urgences (SAU). Le diagnostic de certitude est souvent difficile. La place des nouvelles techniques de biologie moléculaire comme la PCR multiplexe (mPCR) nasopharyngée (recherchant 15 virus respiratoires, 4 bactéries intracellulaires et Streptococcus pneumoniae) et de la tomodensitométrie (TDM) n’est pas codifiée. L’objectif de ce travail était de proposer un algorithme diagnostique incluant des données cliniques, biologiques, microbiologiques et radiologiques dont la TDM.

Matériels et méthodes

Les patients de l’étude PACSCAN, consultant pour suspicion de PAC dans 4 SAU entre novembre 2011 et décembre 2012 ont été inclus. La réalisation d’une TDM et d’une mPCR étaient systématique. Le diagnostic de PAC était établi par un comité d’adjudication à j28 de l’inclusion (gold standard), en aveugle des résultats de la mPCR.

Un score diagnostique pondéré de PAC comportant l’ensemble des données de j0 (sauf la TDM) a été développé à partir d’un modèle de Poisson et validé par une procédure de ré-échantillonnage. Les patients étaient ensuite classés en 3 groupes de probabilité de PAC (faible, intermédiaire, élevée) en fonction de la valeur de leur score. Secondairement, l’apport de la TDM sur le diagnostic de PAC a été évalué dans chacun de ces groupes.

Résultats

Parmi, les 319 patients inclus (164 [51 %] hommes, âge médian 61 ans), 163 (51 %) avaient un diagnostic de PAC. La mPCR retrouvait1 virus chez 71 patients (22 %) et 1 bactérie chez 22 patients (7 %) (14 mycoplasmes et 8 pneumocoques). Les variables significativement associées au diagnostic de PAC qui ont servi à élaborer le score incluaient : toux, douleur basithoracique, fièvre38°C, mPCR positive pour bactérie ou virus (sauf rhinovirus) (poids=1 pour chacune), CRP>50mg/L et opacité parenchymateuse à la radiographie (poids=2 pour chacune). Le score classait correctement respectivement 83 % et 88 % des patients dans les groupes à probabilité faible (score<3) et élevée (score>5) de PAC. Dans le groupe à risque intermédiaire [3–5] (177 patients, 55 %), seuls 98 (55 %) étaient considérés comme ayant une PAC. La réalisation d’une TDM dans ce groupe permettait de corriger le diagnostic chez 77 % des patients. La stratégie diagnostique reposant sur l’établissement du score complété par la réalisation d’une TDM chez les seuls patients du groupe intermédiaire avait respectivement 73 %, 89 %, 88 % et 76 % de sensibilité, spécificité, VPP et VPN.

Conclusion

La stratégie diagnostique reposant sur l’application du « PACSCAN score » et la réalisation conditionnée d’un scanner thoracique permet d’établir le diagnostic de PAC avec un haut niveau de performance.

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Vol 48 - N° 4S

P. S133-S134 - juin 2018 Retour au numéro
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