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La vaccination anti-pneumococcique est insuffisamment réalisée chez les patients à risque : à propos de 693 cas d’infections invasives à pneumocoque - 29/05/18

Doi : 10.1016/j.medmal.2018.04.084 
O. Epaulard 1, P. Chavanet 2, P. Lanotte 3, O. Launay 4, D. Lévy-bruhl 5, J. Mootien 6, M. Ploy 7, C. Strady 8, J. Gaillat 10, E. Varon 9
1 CHU Grenoble Alpes, Grenoble, France 
2 CHU de Dijon, Dijon, France 
3 CHU de Tours, Tours, France 
4 AP–HP, Paris, France 
5 Santé Publique France, Paris, France 
6 CH de Mulhouse, Mulhouse, France 
7 CHU de Limoges, Limoges, France 
8 Polyclinique St André, Reims, France 
9 CNR Pneumocoque, Paris, France 
10 CH Annecy Genevois, Annecy, France 

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Résumé

Introduction

Les infections invasives à pneumocoque (IIP) surviennent plus fréquemment sur certains terrains (âge, immunodépression, dysfonction chronique d’organe), et peuvent être prévenues par la vaccination, dont les modalités ont été actualisées en 2017 (généralisation du schéma « conjugué 13-v puis non-conjugué 23-v » chez l’adulte à risque). L’étude « Surveillance des IIP » (SIIP) a pour objectifs de décrire leur présentation clinique, les terrains sur lesquels elles surviennent, et la couverture vaccinale des patients.

Matériels et méthodes

L’étude est basée sur sept observatoires régionaux du pneumocoque (Alsace, Arc Alpin, Bourgogne, Centre, Champagne-Ardenne, Provence, Rhône-Forez). Tous les cas d’IIP (méningites exclues) sont colligés de façon prospective depuis 2014.

Résultats

Sur les années 2014–2016, 693 cas ont été analysés (âge 68,6±17 ans, 20,5 % >85 ans). 12,1 % des patients vivaient en institution. 14,5 % ne présentaient pas de facteur de risque d’IIP, et 29,4 %, 25,1 % et 31,0 % en présentaient respectivement 1, 2 ou plus de 2 (dont cardiopathie 23,4 %, pathologie broncho-pulmonaire 19,6 %, hépatopathie 6,7 %, insuffisance rénale 9,2 %, diabète 16,8 %, tumeur maligne/hémopathie de moins de 5 ans 16,5 %/13,2 %). Au total, 59,2 % présentaient au moins une affection de longue durée. Un alcoolisme et/ou un tabagisme était présent dans 14,7 % et 20,8 % des cas. Le site principal de l’infection était une pneumonie ou une pneumo-pleurésie dans 78,1 % des cas. Un sepsis ou un choc était présent dans 42,0 % des cas ; 31,3 % des patients séjournaient en unité de soins intensifs (durée médiane 5j), et 19,8 % requéraient une ventilation assistée (durée médiane 7j). La mortalité était de 10,5 %, 21,1 % et 24,2 % chez les patients sans risque, à risque moyen ou à haut risque, respectivement. La durée médiane d’hospitalisation était de 11j. Dans 24,3 % et 71,2 % des cas le sérotype en cause était couvert par le vaccin conjugué 13-valent et le vaccin polysaccharidique 23-valent, respectivement. Seuls 6,5 % des patients étaient vaccinés contre le pneumocoque et 26,0 % contre la grippe. Un contact avec le milieu médical avait eu lieu pendant les 12 mois précédents dans 83,5 % des cas : consultation avec un généraliste (59,5 %) et/ou un spécialiste (45,9 %), et/ou hospitalisation (48,1 %).

Conclusion

Les IIP sont des affections graves ; les patients qui en sont atteints présentent en majorité au moins une comorbidité justifiant la vaccination. Malgré des contacts réguliers avec le système de santé, la couverture vaccinalel reste très faible. La vaccination anti-pneumococcique doit être proposée aux patients présentant un ou plusieurs facteurs de risque, comme le vaccin anti-grippal.

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Vol 48 - N° 4S

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