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Jusqu’ où aller dans le bilan étiologique des méningites et méningo-encéphalites lymphocytaires ? - 29/05/18

Doi : 10.1016/j.medmal.2018.04.090 
F. Joalland 1, A. Nicolle 2, V. Cattoir 3, P. Tattevin 3, R. Verdon 1, J. Michon 1
1 CHU, Caen, France 
2 CHG, Saint-Lô, France 
3 CHU, Rennes, France 

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Résumé

Introduction

Les méningites lymphocytaires sont fréquentes et d’étiologies variées : infectieuses, dysimmunitaires, immunoallergiques et carcinologiques. Il n’existe pas de consensus sur le bilan étiologique initial. L’objectif de ce travail est de décrire les étiologies documentées en se basant sur une stratégie diagnostique en 3 étapes, avec réalisation d’un suivi à distance.

Matériels et méthodes

Étude prospective, observationnelle, multicentrique, dans 2 CHU et 1 CHG, d’adultes présentant une méningite lymphocytaire avec ou sans encéphalite, de février 2015 à février 2016. Les cas, hospitalisés, étaient repérés par le microbiologiste et signalés à l’investigateur. Une stratégie diagnostique en trois étapes était proposée au médecin en charge du patient. Un suivi téléphonique ou sur dossier était réalisé à un an. Les étiologies infectieuses ont été classées en possibles, probables ou certaines.

Résultats

Au total, 41 patients ont été inclus dont 15 méningo-encéphalites. Une étiologie a été documentée dans 66 % des cas. Les méningites et méningo-encéphalites étaient respectivement infectieuses (66 % et 40 %), non infectieuses (8 % et 20 %) et non documentées (31 % et 40 %). Le bilan diagnostique de première intention (PCR HSV-VZV et entérovirus dans le LCR) a permis de faire 11 diagnostics (deux infections à HSV, deux à VZV, sept à entérovirus). Celui de deuxième intention 12 diagnostics : deux tuberculoses, deux VIH, deux lymphomes (un certain, un suspecté), une sarcoïdose ; un entérovirus, un VRS et une grippe A probables (PCR nasale) ; une leptospirose et une infection à M. pneumoniae possibles. Le bilan de troisième intention a permis seulement le diagnostic d’une hépatite E aiguë. Tous les patients ont eu le bilan de première intention. Malgré les recommandations de l’infectiologue, le taux de réalisation des bilans de seconde et troisième intention est resté sous optimal : 14 cas sont restés sans étiologie dont neuf n’ayant eu que le bilan de première intention, et deux que celui de deuxième intention. Trois patients sont restés sans diagnostic au terme du bilan complet. Trois étiologies ont été déterminées en dehors du bilan suggéré : une possible tularémie, une encéphalite d’ Hashimoto, une méningite iatrogène. Aucun diagnostic supplémentaire n’a été fait à un an du suivi.

Conclusion

Le taux d’élucidation diagnostique observé (66 %) est similaire aux études rétrospectives publiées malgré la suggestion d’un bilan étiologique. Cependant, celui-ci n’a été réalisé de façon complète que chez cinq des 14 patients restés sans diagnostic. La réalisation du bilan de première et deuxième intention proposé a permis un diagnostic chez 56 % des patients et pourrait donc être réalisé de manière plus large. Cinq pour cent des patients présentaient une infection VIH, ce qui incite à intégrer ce test dès le bilan de première intention.

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Vol 48 - N° 4S

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