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Le traitement des dermohypodermites bactériennes des membres inférieurs : la pénicilline G a-t-elle encore sa place ? - 29/05/18

Doi : 10.1016/j.medmal.2018.04.100 
A. Aouam, W. Marrakchi, I. Kooli, H. Ben Brahim, C. Loussaief, A. Toumi, M. Chakroun
 CHU Fattouma-Bourguiba, Monastir, Tunisie 

Résumé

Introduction

Les dermohypodermites bactériennes (DHB) sont des infections fréquentes. La prise en charge thérapeutique des DHB du membre inférieur est globalement bien codifiée ; ne posant plus un problème de santé publique. Grâce à l’antibiothérapie, on a noté la diminution de la gravité de cette maladie. L’objectif de notre étude est de décrire les modalités thérapeutiques des DHB et d’évaluer le changement de pratique dans notre unité.

Matériels et méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective portant sur l’ensemble des malades hospitalisés dans le service des maladies infectieuses pour une DHB durant la période (janvier 2000–décembre 2015). Le recueil des données était effectué à partir des données cliniques.

Résultats

Nous avons colligé 1536 malades d’âge moyen 55,2 ans (15–92) ans. Le sex-ratio était 1,64. Les signes de gravité étaient notés chez 243 malades (15,8 %). Tous les malades avaient reçu un traitement antibiotique. Une monothérapie était prescrite dans 1343 cas (87,4 %) et une bithérapie dans 193 (12,5 %). Les molécules les plus prescrites étaient les céphalosporines de première génération (C1G) dans 790 cas (51,4 %) et la pénicilline G dans 559 cas (36,4 %). On a noté une augmentation de la prescription des C1G à partir de l’année 2007 (166 prescriptions de 2000 à 2007 et 624 prescriptions de 2008 à 2015). Un changement de l’antibiothérapie de première intention était indiqué chez 545 malades (35,5 %). Le changement de l’antibiothérapie initiale était significativement plus élevé chez les malades ayant une DHB grave (114 [46,9 %] vs 431 [33,3 %], p<0,001). La bithérapie était la règle, prescrite chez 542 malades (99,4 %). Les molécules les plus prescrites étaient les fluoroquinolones dans 300 cas et la céftazidime dans 222 cas. Le linézolide et la tigécycline n’étaient prescrits que dans 2 (0,4 %) et un cas (0,2 %) respectivement. Après une antibiothérapie de durée moyenne de 9,4±4,9jours (1–33jours), un relais par voie orale était recommandé dans 1109 cas (72,2 %). La pristinamycine constituait la molécule la plus prescrite (n=516, 46,5 %). La durée totale de l’antibiothérapie était en moyenne de 15jours (1–48jours). La durée de l’antibiothérapie n’était pas significativement plus prolongée chez malades présentant des signes de gravité (15,2±4,3jours vs 14,9±4,7jours, p=0,4).

Conclusion

Selon notre étude, les C1G ont pris la place de la pénicilline G comme traitement de première intention depuis 2008. La pénicilline G, malgré sa place dans le traitement des DHB, a ses limites. Une analyse prospective multicentrique reste nécessaire pour bien codifier la prise en charge des DHB dans la région.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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Vol 48 - N° 4S

P. S38 - juin 2018 Retour au numéro
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