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Analyse de 9221 souches bactériennes issues de prélèvements de plaies chroniques infectées, évolution de la résistance sur 7 ans - 29/05/18

Doi : 10.1016/j.medmal.2018.04.104 
E. Bonnet, J.L. Galinier, B. Fontenel, P. Léger
 Clinique Pasteur, Toulouse, France 

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Résumé

Introduction

Il y a peu de données microbiologiques récentes sur les infections de plaies chroniques et l’évolution des résistances aux antibiotiques des bactéries supposées responsables de telles infections. Le but de notre étude est d’identifier les bactéries les plus souvent associées aux infections sur troubles trophiques des membres inférieurs et d’évaluer l’évolution de leur résistance sur les 7 dernières années.

Matériels et méthodes

Nous avons conduit une étude rétrospective incluant tous les patients pris en charge au centre de plaie et cicatrisation, à recrutement régional, de notre établissement sur la période allant de 2011 à 2017. Nous présentons les données épidémiologiques et bactériologiques à partir des prélèvements réalisés chez les patients présentant des signes cliniques compatibles avec le diagnostic d’infection de plaie. En accord avec notre protocole interne de bonne pratique, la grande majorité des prélèvements ont été obtenus par biopsie.

Résultats

Entre 2011 et 2017, 6476 patients ont été pris en charge. L’âge moyen était de 77 ans, la moitié des patients avait plus de 80 ans. Le ratio homme/femme était de 0,92.

Le nombre de patients avec au moins un prélèvement positif était de 3083 avec un taux moyen de prélèvements positifs par patient de 1,7 (5135 prélèvements positifs) et un taux moyen de souches bactériennes différentes par prélèvement de 1,8 (9221 souches). Staphylococcus aureus était l’espèce prédominante : 3726 souches isolées (40,4 % de l’ensemble des bactéries) dont 1450 (39 %) étaient méti-R. Le taux de résistance le plus élevé était celui de 2013 et de 2014 (48 %) et le plus faible celui de 2017 (32 %). Aucune souche résistante à la vancomycine et la téicoplanine n’était isolée durant les 3 dernières années. La résistance au cotrimoxazole ne dépassait pas 3 %, celle à la gentamicine était de l’ordre de 10 % et celle à la lévofloxacine superposable à celle à l’oxacilline (30 % en 2017). Les entérobactéries représentaient 27,7 % des isolats bactériens (n=2458), parmi elles, 12,2 % étaient productrices de BLSE (n=301), avec le plus fort taux en 2011 (24 %) et le plus faible en 2016 (7,1 %), celui de 2017 était de 13,5 %. Paeruginosa représentait 14,3 % des souches isolées (n=1315) le taux de résistance. Le taux de résistance à la ciprofloxacine ne dépassait 30 % les 2 dernières années (alors qu’il était de plus de 50 % en 2012), celui à la ceftazidime était compris entre 14 et 21 % les 3 dernières années, alors que sur cette même période celui de l’imipénème était inférieur à 12 %.

Conclusion

Dans notre population, constituée essentiellement de sujets âgés et ayant déjà reçu plusieurs lignes de traitement antibiotique, le taux de résistance de Saureus à la méticilline reste élevée (plus de 2 fois supérieur à celui de la population générale). Cette donnée est à prendre en compte en cas d’instauration d’un traitement probabiliste en urgence devant un tableau grave.

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Plan


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Vol 48 - N° 4S

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