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Déterminants de la prescription d’antibiotiques chez les personnes âgées en phase terminale de soins palliatifs : enquête nationale de pratiques - 29/05/18

Doi : 10.1016/j.medmal.2018.04.130 
M. Durand 1, B. de Wazieres 2, G. Gavazzi 3, L. Legout 4, L. Bernard 5, E. Forestier 6, T. Fraisse 1
1 Centre hospitalier Ales Cevennes, Ales, France 
2 CHU Caremau, Nîmes, France 
3 CHU Grenoble, France 
4 Centre hospitalier Alpes Leman, Contamines-sur-Arves, France 
5 CHU Tours, France 
6 Centre hospitalier Chambery, France 

Résumé

Introduction

Malgré une prévalence élevée des infections chez les personnes âgées en soins palliatifs (SP), il n’existe aucune recommandation concernant la place de l’antibiothérapie dans cette situation.

L’objectif de ce travail était de décrire les déterminants de la prescription d’antibiotique par les médecins généralistes (MG), en ville, et les médecins exerçant en structure hospitalière (MH) chez leurs patients âgés (>75 ans), en phase terminale de SP.

Matériels et méthodes

Enquête descriptive de pratiques par auto-questionnaire anonyme diffusé par courriel aux médecins via les listes de diffusion du GInGér (Groupe infectio-gériatrique)

Résultats

Ont été analysés 301 questionnaires : 113 de médecins généralistes et 188 de médecins hospitaliers. Le sexe ratio (H/F) était de 0,89, l’âge moyen de 44,7 ans et 106 (54,6 %) se déclaraient formés en SP. Pour les MG, l’exercice en zone urbaine (41,6 %, 47) et en cabinet collectif (83,2 %, 95) étaient majoritaires. Les MH étaient principalement des gériatres (36,6 %, 69) et des infectiologues (22,4 %, 42) avec un exercice hospitalier en périphérie (58,5 %, 110) majoritaire. Soixante-trois (55,75 %) MG et 144 (78,7 %) MH déclaraient utiliser des antibiotiques pour leurs patients âgés en phase terminale. Parmi les MH, il y avait plus d’infectiologues prescripteurs d’antibiotiques que non prescripteurs (20 vs 2). L’exercice en EHPAD ou en réanimation était plus souvent associé à la non-prescription. L’âge, la formation en SP, le nombre de patients suivis n’influaient pas. La décision de prescription était le plus souvent prise seul(e), celle de non prescription était plus souvent collégiale. L’implication de l’entourage dans la prise de décision était plus fréquente pour les MG que les MH. Le but principal de l’antibiothérapie était de soulager des symptômes cliniques gênants en lien avec une infection probable (principalement : fièvre, encombrement respiratoire, et signes fonctionnels urinaires). La plupart des médecins (81 %) avait déjà rencontré des complications (allergie, effet indésirable, difficulté de voie d’abord) qui constituaient une des principales causes d’arrêt du traitement avec l’absence d’amélioration des symptômes.

Conclusion

Sous réserve d’une enquête déclarative, l’utilisation des antibiotiques en fin de vie chez les personnes âgées en soins palliatifs semble relativement fréquente. Son but est le plus souvent symptomatique. Cependant, en l’absence de données scientifiques, la prescription d’antibiotique en fin de vie doit être individualisée pour respecter les principes éthiques du soin (bienfaisance, non malfaisance, justice et autonomie du patient) et réévaluée quotidiennement.

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Vol 48 - N° 4S

P. S51 - juin 2018 Retour au numéro
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  • Programme hospitalier de bon usage des antibiotiques : le point de vue des prescripteurs, une enquête nationale
  • A. Perozziello, F.X. Lescure, A. Truel, C. Routelous, L. Vaillant, Y. Yazdanpanah, J.C. Lucet
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  • Tableau de bord des prescriptions 2.0, un outil automatisé et partagé, indispensable pour l’amélioration du bon usage des antibiotiques
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