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Évaluation de la consultation post urgence en hôpital de jour de maladies infectieuses et tropicales - 29/05/18

Doi : 10.1016/j.medmal.2018.04.155 
B. Badoro, N. Valin, O. Berion, L. Fonquernie, N. Cury, E. Debuc, P.-M. Girard, K. Lacombe, L. Surgers
 Hôpital Saint-Antoine, Paris, France 

Résumé

Introduction

Près de 200 patients consultent quotidiennement dans le service d’accueil des urgences (SAU) d’un hôpital universitaire. Certains d’entre eux nécessitent un avis en maladies infectieuses ou une réévaluation après prise en charge initiale. Depuis novembre 2017, un circuit court a été mis en place entre le SAU et l’hôpital de jour (HDJ) du service de maladies infectieuses et tropicales (MIT) : les patients sont adressés en HDJ via un signalement par fax après leur passage aux urgences.

L’objectif de cette évaluation est de démontrer la pertinence de cette consultation post-urgence (CPU) et de décrire le service rendu au malade.

Matériels et méthodes

Entre novembre 2017 et janvier 2018, tous les patients consultant au SAU pour une pathologie infectieuse et nécessitant un avis ultérieur ont été signalés à l’HDJ par fax. Les patients ont ensuite été convoqués par téléphone, dans un délai variable, selon l’indication.

Les motifs de venue aux urgences et les caractéristiques des patients ont été collectés à l’aide des logiciels de suivi clinico-administratifs URQUAL, ORBIS et DIAMM.

Résultats

Cinquante-neuf patients ont été adressés à l’HDJ pendant la période de l’analyse, 38 d’entre eux ont honoré leur consultation (64 %). L’âge moyen des patients était de 44 ans et 21 étaient de sexe masculin (56 %). Les diagnostics initiaux retenus aux urgences étaient : 11 pathologies respiratoires (29 %), 9 digestives (23 %), 7 urinaires (18 %), 6 cutanées (16 %), 3 tropicales (8 %), 1 infection sexuellement transmissible et 1 mise à jour de vaccination. Parmi ces patients, 16 étaient sortis du SAU avec une antibiothérapie (42 %). Cette antibiothérapie a été modifiée pour 1 patient (réduction du spectre) et arrêtée pour 1 patient (12 %). Une antibiothérapie a été instaurée chez 3 autres patients (19 %). Deux patients ont été hospitalisés et 7 ont bénéficié d’un suivi prolongé (18 %).

Au total, 14 patients ont vu leur prise en charge modifiée par cette consultation (37 %).

Ces données seront actualisées pour les 4 mois à venir soit en juin 2018.

Conclusion

La mise en place d’un circuit court pour CPU a permis de réévaluer des patients atteints de pathologies infectieuses variées. La plupart des patients ont honoré leur consultation. Une adaptation de l’antibiothérapie a pu être réalisée (modification ou instauration). L’extension de cette consultation semble importante dans le cadre d’une politique de meilleure prescription des antibiotiques. Au total, plus d’1/3 des patients ont vu leur prise en charge modifiée.

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Vol 48 - N° 4S

P. S60 - juin 2018 Retour au numéro
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