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PROPAGE : essai randomisé évaluant l’intérêt de la PRO calcitonine (PCT) pour individualiser la durée d’antibiothérapie des pneumonies du sujet âgé hospitalisé - 29/05/18

Doi : 10.1016/j.medmal.2018.04.164 
G. Gavazzi 1, M. Debray 2, J. Bosson 1, M. Bonnefoy 3, T. Celarier 4, B. de Wazieres 5, M. Paccalin 6, S. Drevet 1, J. Gaillat 2
1 CHU Grenoble-Alpes, Grenoble, France 
2 Centre hospitalier Annecy-Genevois, Annecy, France 
3 CHU Lyon, France 
4 CHU de Saint-Étienne, Saint-Étienne, France 
5 CHU de Nîmes, Nîmes, France 
6 CHU de Poitiers, Poitiers, France 

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Résumé

Introduction

La durée d’antibiothérapie en cas de pneumonie de l’adulte peut être réduite grâce à l’utilisation de la procalcitonine (PCT) ; aucune étude ne l’a cependant démontrer chez le sujet très âgé (>80 ans), polymorbide ayant des délais de réponses thérapeutique souvent plus difficiles à évaluer. Nous avons donc conduit un essai randomisé multicentrique pour déterminer si la PCT permettait une réduction de la durée antibiotique chez le sujet de plus de 80 ans.

Matériels et méthodes

Essai randomisé ouvert dans 6 centres hospitaliers français. Les critères d’inclusions étaient :>80 ans, antibiothérapie débutée initialement pour une pneumonie depuis<3 jours et avoir eu un dosage de PCT initial. Les patients étaient randomisés en 2 groupes. Un groupe PCT avait un monitoring de PCT rendu au clinicien pour lui permettre de stopper le traitement si le dosage était<0,25ng/L avec état clinique satisfaisant, ou de poursuivre si la PCT>0,25ng/L) et un groupe Contrôle qui n’avait pas accès aux résultats des mesures de PCT le clinicien stoppant l’antibiothérapie selon les modalités classiques. Une mesures de PCT était réalisée tous les 2jours, et à la sortie.

Les données démographiques, cliniques, gériatriques, et de gravité (Pneumonia Severity Index (PSI), CURB 65) ont été collectées. Le diagnostic était confirmé par radiographie thoracique ou tomodensitométrie thoracique. Le critère de jugement principal était la durée d’antibiothérapie moyen dans les 2 groupes rapporté à l’évolution clinique à 45jours.

Résultats

Cent dix-sept patients ont été inclus et l’analyse finale a porté sur 107 pneumonies (57 dans le groupe témoin, 50 dans le groupe PCT), 10 inclusions à tord ont été exclues. Les caractéristiques démographiques, cliniques et gériatrique ne différaient pas dans les 2 groupes ; la gravité initiale était équivalente : 86 % avait CURB 652 et 78 % un PSIIV dans le groupe PCT et respectivement 86 % et 84 % dans le groupe témoin. Les taux de PCT moyens ne différaient ni initialement ni dans leur évolution entre les 2 groupes. La durée d’antibiothérapie était significativement plus courte dans le groupe PCT (8,4±3,1j) que dans le groupe témoin (10,7±3,6j) (p<0,001), avec une évolution clinique identique (>85 %). L’algorithme a été suivi dans 52 % des cas dans le groupe PCT. Lorsque l’algorithme était suivi la réduction de l’antibiothérapie était de 3j (p<0,002). La mesure de PCT la plus efficace semble être le 6e jour.

Conclusion

Un algorithme décisionnel basé sur les niveaux de PCT dans la pneumonie hospitalisée du sujet de>80 ans permet de réduire la durée antibiotique sans affecter le pronostic. La mesure de PCT qui semble la plus pertinente est au 6e jour. Des études ultérieures sont nécessaires pour démontrer un impact individuel à long terme et un bénéfice collectif à cette réduction.

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Vol 48 - N° 4S

P. S63-S64 - juin 2018 Retour au numéro
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