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Faux positifs avec les tests de diagnostic rapide du VIH au cours de la Trypanosomose humaine africaine : étude rétrospective de cohorte - 29/05/18

Doi : 10.1016/j.medmal.2018.04.176 
J. Bonnet 1, S. Ducroix-Roubertou 2, S. Rogez 3, D. Ajzenberg 4, B. Courtioux 1, J. Faucher 2
1 Institut de neuroepidemiologie et neurologie tropicale, faculté de médecine, Inserm UMR 1094, Limoges, France 
2 Service des maladies infectieuses et tropicales, centre hospitalier universitaire de Limoges, Limoges, France 
3 Service de bacteriologie, virologie, hygiene, centre hospitalier universitaire de Limoges, Limoges, France 
4 Service de parasitologie-mycologie, centre hospitalier universitaire de Limoges, Limoges, France 

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Résumé

Introduction

Nous avons récemment été confrontés à un cas de Trypanosomose humaine africaine (THA) ou maladie du sommeil en provenance de république démocratique du Congo, pour laquelle un test rapide VIH (Determine HIV1/2®, Alere) s’est révélé faussement positif. La THA sévit dans 36 pays d’Afrique sub-Saharienne, avec pour certains une prévalence du VIH très forte. Pour les patients atteints de THA, la faible spécificité de certains tests de dépistage rapides (TDR) du VIH est un réel problème, qui appelle un perfectionnement des TDR VIH. Des réactions croisées avec les anticorps produits au cours de la THA seraient à l’origine de ces faux positifs. Il semble également que les faux positifs des TDR VIH soient réversibles après traitement antiparasitaire chez les patients souffrant de la maladie du sommeil. Toutefois très peu de données relatives à la cinétique de la négativation de ces TDR sont disponibles dans la littérature.

Matériels et méthodes

Les objectifs de ce travail sont d’étudier, à partir d’une cohorte de patients atteints de THA à Trypanosoma. brucei gambiense : 1) le taux de faux positifs pour le VIH, 2) chez les patients avec un TDR faussement positif, la cinétique de négativation des TDR au cours de leur suivi. Notre étude rétrospective est basée une cohorte de patients angolais, lors de leur prise en charge puis lors de leur suivi sur une période de 24 mois.

Résultats

Sur les 273 patients de la cohorte, 22 avaient un TDR VIH positif (VIKIA HIV 1/2®, BioMérieux). Parmi ces 22 patients suspectés de co-infection par le VIH et la THA, 20 (90 %) étaient des faux positifs pour le VIH après confirmation par ELISA et Western Blot. À la fin du traitement antiparasitaire dont la durée était de 2 semaines, 55 % (11/20) avaient un TDR VIH devenu négatif, 25 % (5/20) au bout de 6 mois, 15 % (3/20) au bout de 12 mois et 5 % (1/20) au bout de 18 mois. Ceci indique que dans la moitié des cas environ, la négativation du TDR VIH est contemporaine de la clairance parasitaire.

Conclusion

Il est possible que, pour les patients qui présentent un TDR VIH faussement positif, le taux et la nature des IgM produits en réponse à l’infection par le parasite (dirigés contre des épitopes particuliers) soient responsables de ces faux positifs. Les déterminants parasitaires qui permettent de rendre compte de la fausse positivité de TDR VIH restent à définir, ce qui appelle des études biologiques supplémentaires.

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Vol 48 - N° 4S

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