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Efficacité d’une solution verrou à l’éthanol dans le traitement conservateur des infections de chambres implantables à staphylocoques coagulase négative : étude randomisée, multicentrique, double insu, contrôlée versus verrou à la vancomycine. Analyse intermédiaire - 29/05/18

Doi : 10.1016/j.medmal.2018.04.210 
O. Lesens 1, E. Forestier 2, E. Botelho-Nevers 3, P. Pavese 4, G. David 5, B. Nougarede 6, N. Mrozek 1, M. Vidal 1, D. Martineau 1, C. Theis 7
1 CHU de Clermont-Ferrand, Clermont-Ferrand, France 
2 Centre hospitalier Métropole-Savoie, Chambéry, France 
3 CHU de St-Étienne, France 
4 CHU de Grenoble, Grenoble, France 
5 Hôpital Nord-Ouest de Villefranche-sur-Saône, Villefranche-sur-Saône, France 
6 Centre Jean-Perrin, Clermont-Ferrand, France 
7 Centre hospitalier Henri-Mondor, Aurillac, France 

Résumé

Introduction

En cas d’infection de chambre implantable (CI) non compliquée à staphylocoque coagulase négative, un traitement conservateur associant solution verrou (SV) et traitement antibiotique systémique en cas de bactériémie peut être recommandé. Cette recommandation repose sur une seule étude randomisée de 44 patients (Rijnders BJ. JAC, 2005) dont les résultats montrent une tendance non significative en faveur de la SV versus placebo (57 versus 33 % d’échec, p=0,1). Les données restent insuffisantes pour recommander les SV à l’éthanol.

Matériels et méthodes

Les patients ayant une infection de CI probable ou certaine ont été randomisés pour recevoir pendant 10jours, soit une SV classique par vancomycine/héparine, soit la SV éthanol 40 %/énoxaparine (brevet no 1000136848). Une éthanolémie é été réalisée 1/2h après la première SV et des hémocultures de contrôle à j3, j10 et s12. Le succès est défini par l’absence de récidive à 12 semaines ou à l’évolution favorable sans complication jusqu’à la fin d’utilisation de la chambre implantable. Les variables qualitatives ont été comparées par un test du Khi2.

Résultats

Quarante-huit patients ont été inclus et 42 ont terminé le protocole à ce jour. Quatorze étaient bactériémiques. L’âge moyen était de 64 ans±11 et 67 % (28) était des hommes, le plus souvent avec une tumeur solide (79 %, 33). Le taux de succès global était de 52 % (22) : 65 % (13) dans le bras éthanol versus 41 % dans le bras vancomycine (p=0,12). Les problèmes d’administration de la SV concernaient 10 patients, dont 9 dans le bras éthanol (6 parmi les guérisons, 3 parmi les échecs). Aucune éthanolémie n’a été positive. Dix effets secondaires de grade 1 sont rapportés par 6 patients du groupe éthanol (4 guérisons et 2 échecs) et 4 patients du bras vancomycine (2 guérisons et 2 échecs). Trois évènements indésirables graves probablement liés au traitement sont survenus (2 dans le bras vancomycine/héparine, 1 dans le bras éthanol 40 %/énoxaparine).

Conclusion

Ces premiers résultats montrent une tendance en faveur de la SV éthanol par rapport à la SV vancomycine. Néanmoins, un traitement par SV doit prendre en compte le risque d’échec à 3 mois, les difficultés d’administration et les effets secondaires indésirables potentiels, liés à la possible précipitation de la SV avec le plasma.

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Vol 48 - N° 4S

P. S84 - juin 2018 Retour au numéro
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