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La douleur biliaire : comment la reconnaître ? comment l’explorer ?

Doi : JR-04-2006-87-4-C2-0221-0363-101019-200600539  

D Régent,

V Laurent,

L Meyer-Bisch,

C Barbary-Lefèvre,

S Corby-Ciprian,

J Mathias

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Résumé

La douleur biliaire (colique hépatique) est la présentation clinique la plus habituelle de la lithiase biliaire, quelle que soit sa localisation (vésicule biliaire, ou voie biliaire principale). La douleur biliaire est malheureusement appelée « colique » hépatique, ce qui suggère des épisodes paroxystiques et est généralement considérée comme siégeant dans l’hypochondre droit. En fait, la région épigastrique est le siège habituel de la douleur biliaire qui a généralement un début brutal et évolue de façon continue, sans paroxysmes, durant 2 à 4 heures.

La prévalence de la lithiase biliaire est très élevée, en particulier chez les femmes âgées, mais 20 % seulement des patientes sont symptomatiques, parmi lesquels 10 à 20 % présentent un tableau douloureux sévère. Il est donc facile de faire des erreurs diagnostiques avec parfois des conséquences potentielles désastreuses, en particulier avec les autres causes de douleurs aiguës de l’épigastre (ischémie myocardique atypique, ulcère perforé…).

L’imagerie non invasive des voies biliaires est devenue facile : échographie pour les calculs vésiculaires, cholangio-IRM pour la voie biliaire principale et les voies biliaires intra-hépatiques. Mais, en particulier pour les calculs de la vésicule biliaire, le radiologue doit être très prudent avant de rattacher la symptomatologie clinique à la lithiase biliaire. Une étude très précise des caractères de la douleur (type, intensité, localisation, durée, irradiations…) est nécessaire et doit être faite par le radiologue afin d’éviter les erreurs diagnostiques.

Abstract

Biliary colic: imaging diagnosis.

Biliary colic is the most common clinical presentation of symptomatic gallstone disease, whatever its localisation (cholelithiasis or choledocolithiasis). The pain of biliary colic is unfortunately called “colic”, a word suggesting paroxystic bouts and usually described as localised in the right upper quadrant. In fact, biliary pain is most frequently epigastric in location, usually starts abruptly to generally persists without fluctuation and resolve gradually over two to four hours.

Biliary lithiasis has a high prevalence in the population, especially in elderly women but only 20% of the patients are symptomatic and among them, only 10 to 20% experience severe pain. Misdiagnosis is frequent with potential disastrous implications, especially with other causes of epigastric pain (atypical myocardial ischemia, perforated ulcer, etc.).

Non invasive imaging of the biliary tract is now generally easy to obtain; abdominal ultrasound for gallbladder stones and magnetic resonance cholangiography for the main bile duct and the intrahepatic bile ducts. But, for gallbladder stones, the greatest care must be taken by the radiologist to link up the symptomatology and the cholelithiasis. Precise description of the abdominal pain (nature, intensity, location, duration, irradiation…) is needed and must be searched by the radiologist to prevent misdiagnosis.


Mots clés : Bile ducts, diseases , Bile ducts, MR , Gallbladder, calculi


Mots clés : Voie biliaire, anomalie , Voie biliaire, technique d’exploration , IRM


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Vol 87 - N° 4-C2

P. 413-429 - avril 2006 Retour au numéro
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