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Tabagisme et maladies respiratoires

[6-020-A-50]
Nathalie Wirth : Docteur
Stéphane Raymond : Docteur
Anna Spinosa : Animatrice
Abraham Bohadana : Docteur, recherche clinique
Yves Martinet : Professeur, chef de service
Service de pneumologie, hôpital de Brabois, rue du Morvan, 54511 Vandoeuvre-Lès-Nancy  France

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Article archivé , publié initialement dans le traité EMC Pneumologie
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Résumé

La consommation de tabac est la première cause de mort évitable en France, et un fumeur sur deux qui fume pendant toute sa vie décède d'une maladie en rapport avec cette consommation. En pneumologie, deux des principales pathologies, les bronchopneumonies chroniques obstructives (BPCO) et le cancer du poumon, sont dues dans environ 90 % des cas à la consommation de tabac. Compte tenu de l'efficacité « modeste » des traitements disponibles pour ces deux groupes d'affections, la lutte contre le tabagisme doit être un objectif commun aux médecins généralistes et spécialistes, notamment pneumologues. La dépendance à la nicotine explique les difficultés rencontrées par les candidats à l'arrêt du tabac. Toutefois, l'utilisation possible, depuis une dizaine d'années, de médicaments efficaces dans l'aide au sevrage justifie une politique « agressive » dans ce domaine. Une part importante de la pathologie respiratoire est provoquée, et/ou aggravée, par une exposition active et/ou passive à la fumée de tabac. Cette dépendance est, d'autre part, un facteur de risque important de survenue des maladies cardiovasculaires, de certains cancers non respiratoires (oesophage, pancréas, vessie...), de maladies oto-rhino-laryngologiques (ORL), obstétricales... Nous nous en tiendrons, dans ce texte, au seul risque respiratoire. À ce jour, la mesure préventive/thérapeutique la plus efficace concernant les principales conséquences respiratoires de la consommation de tabac (le cancer bronchique et les BPCO), est l'arrêt de la consommation de tabac. Les pneumologues, qui prennent en charge la grande majorité de ces patients, doivent donc s'impliquer activement dans ce domaine. Sachant que, en dépit de progrès importants dans le traitement du tabagisme, les taux d'arrêts définitifs restent encore faibles, il est indispensable de contribuer activement à la réflexion, l'élaboration et l'application d'une politique concertée de prévention de cette toxicomanie.



Mots-clés : cancer du poumon, bronchopneumopathies chroniques obstructives, tabagisme passif, asthme, sevrage tabagique

Plan



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