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Prise en charge de la dyspnée en phase terminale à domicile : enquête auprès des médecins généralistes du nord des Landes - 05/12/18

Management of terminal phase dyspnoea at home: Survey of general practitioners of northern Landes (France)

Doi : 10.1016/j.medpal.2018.08.004 
Sarah Frachet a, , 1 , Bernard Paternostre b, Benoît Burucoa c, d
a Cabinet médical, 137, rue de l’Église, 40400 Meilhan, France 
b Service d’accompagnement et de soins palliatifs, hôpital Xavier-Arnozan, CHU de Bordeaux, avenue du Haut-Lévêque, 33604 Pessac, France 
c Service d’accompagnement et de soins palliatifs, hôpital Saint-André, CHU de Bordeaux, 1, rue Jean-Burguet, 33075 Bordeaux, France 
d Université de Bordeaux, 1, rue Jean-Burguet, 33075 Bordeaux, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

Objectif de l’étude

Le médecin généraliste est un pivot de la prise en charge de la fin de vie à domicile. La dyspnée, symptôme fréquent à cette période est un facteur de souffrance et de stress pour le malade, les proches et les soignants. L’objectif de cette étude était de décrire sa prise en charge diagnostique et thérapeutique symptomatique en phase terminale à domicile par les médecins généralistes.

Méthode

Il s’agit d’une étude descriptive. Un questionnaire a été adressé par courrier postal aux 59 généralistes du nord des Landes.

Résultats

Vingt-neuf questionnaires ont été analysés (49 % de réponse). Les médecins ont déclaré principalement suivre leur malade avec le soutien de l’infirmier à domicile seul (10 cas sur 27) ou d’une structure d’hospitalisation à domicile (7cas sur 27). Le principal symptôme recherché à l’entretien médical était la sensation de manque d’air (18 réponses 27). L’augmentation de la fréquence respiratoire (25réponses sur 27) et la présence de signes de luttes (24 réponses sur 27) étaient les signes physiques les plus recherchés. L’échelle verbale simple était la plus utilisée (23 réponses sur 27). Parmi les thérapeutiques non médicamenteuses, le positionnement demi-assis du patient faisait l’unanimité (27 réponses sur 27). L’association morphinique et anxiolytique était le traitement médicamenteux le plus utilisé (20 réponses sur 27). En cas d’urgence, les 20 médecins confrontés à cette situation, ont informé les proches (17 réponses sur 20), utilisé l’oxygène (16 réponses sur 20) et administré un traitement médicamenteux (17 réponses sur 20). La sédation était peu employée dans cette situation (4 réponses sur 20).

Conclusion

La majorité des médecins répondeurs diagnostiquaient la dyspnée par la sensation de manque d’air et la présence de signes de lutte. Son évaluation se faisait par l’échelle verbale simple et les traitements employés étaient le positionnement demi-assis du patient et l’association de morphiniques et d’anxiolytiques. Une étude précisant le sentiment des médecins, les molécules et les dosages des médicaments employés serait à envisager pour compléter les données recueillies.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Summary

Purpose

The general practitioner is a pivot of end-of-life care at home. Dyspnoea, a frequent symptom during this period, is a factor of suffering and stress for the patient, the family and caregivers. The aim was to describe its end-stage symptomatic and therapeutic management at home by general practitioners.

Method

This is a descriptive study. A questionnaire was sent by post to the 59 general practitioners of Northern Landes region in France.

Results

Twenty-nine questionnaires were analysed (49 % response). Physicians reported mainly following their patient with the support of the home-based nurse (10 responses out of 27) or a hospital-at-home structure (7 responses out of 27). The main symptom sought at the medical interview was the sensation of lack of air (18 responses out of 27). The increase in respiratory rate (25 responses out of 27) and the presence of signs of struggle (24 responses out of 27) were the most sought-after physical signs. The simple verbal scale was the most used (23 responses out of 27). Among non-drug therapies, the half-seated positioning of the patient was unanimous (27 responses out of 27). Morphine and anxiolytic combination was the most used drug treatment (20 responses out of 27). In case of emergency, the 20 doctors confronted with this situation, informed relatives (17 responses out of 20), used oxygen (16 responses out of 20) and administered drug treatment (17 responses out of 20). Sedation was little used in this situation (four responses out of 20).

Conclusion

The majority of respondents diagnosed dyspnoea with the feeling of lack of air and the presence of signs of struggle. Its evaluation was done by the simple verbal scale and the treatments used were the half-seated positioning of the patient and the combination of opioids and anxiolytics. A study investigating the feelings of doctors, molecules and dosages of drugs used would be to useful to supplement the collected data.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Soins palliatifs, Phase terminale, Dyspnée, Médecins généralistes, Domicile

Keywords : Palliative care, Final phase, Dyspnoea, General practitioners, Home


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Vol 17 - N° 6

P. 331-337 - décembre 2018 Retour au numéro
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