Évaluation des demandes d’avis à un expert pour lésions de diagnostic difficile en anatomie et cytologie pathologiques. Analyse d’une année d’activité dans un service hospitalier
Bénédicte Cormier [1],
Carole Bonneau [1],
Rémy Kerdraon [1],
Anne Heitzmann [1],
Sylvie Garnaud [2],
Patrick Michenet [1]
Voir les affiliations| pages | 7 |
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Résumé
Objectif : L’objectif de cette étude était d’évaluer nos pratiques face aux lésions difficiles envoyées pour avis à un expert.
Matériel et Méthodes : Nous avons analysé rétrospectivement toutes les demandes d’avis effectuées sur une année dans notre laboratoire. Les données suivantes ont été répertoriées : organe, pathologie (tumorale ou non), type de prélèvement, délai, techniques supplémentaires réalisées par l’expert et comparaison du diagnostic initial avec celui de l’expert. Un compte-rendu provisoire (CRP) était réalisé avant l’envoi de l’observation à l’expert.
Résultats : Parmi les 54 cas, 40 lésions étaient tumorales dont 31 malignes. Les pathologies les plus envoyées pour avis étaient les lymphomes (18,5 %) et les tumeurs des tissus mous (11 %). Le délai moyen entre la réception du prélèvement dans notre laboratoire et la réponse de l’expert était de 32,8 jours. Pour 40,7 % des cas, des techniques supplémentaires ont été réalisées par l’expert comme l’immunohistochimie ou la biologie moléculaire et concernaient surtout les lymphomes ou les tumeurs des tissus mous. La comparaison du diagnostic initial avec celui de l’expert montrait 53,7 % de diagnostics inchangés, 13 % de divergences de type bénin-malin (6 cas) ou malin-bénin (1 cas), 16,7 % de changements de classification sans modification de la nature bénigne ou maligne et 16,7 % dont l’interprétation restait difficile.
Conclusion : Cette étude semble être un bon moyen d’évaluation de nos pratiques professionnelles face à des lésions difficiles et confirme l’importance de la congélation des tumeurs, des réunions pluridisciplinaires et de la participation à des groupes de travail spécialisés.
Abstract
Request of second opinion for difficult diagnosis in surgical pathology. Assessment of a one year activity in a general hospital
Objective: The objective of this study was to evaluate our practices concerning difficult lesions sent for second opinion to an expert.
Material and Methods: We analyzed retrospectively all the requests for second opinion carried out over one year in our laboratory. The following data were indexed: organ, pathology (tumoral or not), type of sampling, the time, additional techniques carried out by the expert and comparison of the initial diagnosis with that of the expert. A provisional report was systematically performed before sending the observation to the expert.
Results: Among the 54 cases, 40 lesions were tumoral and 31 malignant. The type of pathology which were more often sent for opinion were lymphomas (18.5%) and soft tissue tumors (11%). The average time between reception of the sampling in our laboratory and the answer of the expert was 32.8 days. In 40.7% of the cases, additional techniques like immunohistochemistry (19 cases) or molecular biology (7 cases) were carried out by the expert and concerned especially lymphomas or soft tissue pathology. The comparison of the initial diagnosis with that of the expert showed no change in 53.7% of cases, 13% of divergence from benign-malignant (6 cases) or malignant-benign (1 case) type, 16.7% of changes of classification without modification of the benignity or the malignity, and 16.7% of difficult interpretation.
Conclusion: This study seems to be a good means of evaluating our professional practices related to difficult lesions and confirms the importance of deep-freezing tumors, holding multidisciplinary meetings and participating in specialized working groups.
Mots clés :
tumeur
,
évaluation
,
contrôle qualité
,
erreurs diagnostiques
,
relecture
Keywords: tumor , evaluation , quality control , diagnostic errors , second reading
Plan
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Vol 27 - N° 5
P. 345-351 - octobre 2007 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte,
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