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Téléphone mobile, risque de tumeurs cérébrales et du nerf vestibuloacoustique : l'étude cas-témoins INTERPHONE en France

Doi : 10.1016/j.respe.2007.06.002 

M. Hours [1],

M. Bernard [1],

L. Montestrucq [1],

M. Arslan [1],

A. Bergeret [1],

I. Deltour [2],

E. Cardis [2]

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Résumé

Résumé

Position du problème

La téléphonie mobile a connu un véritable essor en France à partir de 1992. Sa technologie repose sur les champs électromagnétiques. Or certains champs électromagnétiques (à fréquence extrêmement basse) ont été reconnus comme cancérogènes possibles par le Centre international de recherche sur le cancer. Compte tenu de la rapide progression du nombre d'usagers de téléphones mobiles qui émettent dans la gamme des radiofréquences, il convient de rechercher l'existence d'un éventuel impact des téléphones mobiles sur la santé des utilisateurs. L'étude internationale multicentrique INTERPHONE, coordonnée par le Centre international de recherche sur le cancer, a été mise en place en 1999. Cette publication concerne les résultats de la partie française.

Méthodes

Il s'agit d'une étude cas-témoins portant sur les tumeurs du système nerveux central : gliomes, méningiomes et neurinomes des nerfs crâniens survenus entre février 2001 et août 2003. Les cas n'ont été inclus qu'après confirmation histologique ou par imagerie. Chaque cas a été apparié à un témoin (deux pour les neurinomes) sur les critères de sexe, âge (± 5 ans) et commune de résidence. Les témoins ont été tirés au sort sur les listes électorales. Les sujets, âgés de 30 à 59 ans, domiciliés dans la région de Lyon ou en Île-de-France, ont été interviewés en face-à-face par un enquêteur. La mesure de l'association a été estimée par des odds ratio (OR) obtenus par régression logistique conditionnelle.

Résultats

L'usage régulier du téléphone mobile n'est pas lié à une augmentation du risque de neurinomes (OR = 0,92 ; intervalle de confiance 95 % = [0,53–1,59]), de méningiomes (OR =0,74 ; [0,43–1,28]) ou de gliomes (OR = 1,15 ; [0,65–2,05]). Bien que ces résultats ne soient pas significatifs, il semble toutefois exister une tendance générale à une augmentation du risque de gliome chez les plus « gros consommateurs » de téléphonie mobile : utilisateurs de longue durée, au temps de communication élevé et ayant utilisé un plus grand nombre de téléphones.

Conclusion

Nous n'avons pas montré l'existence d'un excès de risque significatif associé à la consommation téléphonique portable pour les trois types de tumeurs étudiés. Cependant, la puissance de l'étude est limitée. Nos résultats, suggérant la possibilité d'une augmentation du risque de gliome pour les forts utilisateurs, devront être vérifiés dans les analyses internationales de l'étude INTERPHONE.

Abstract

Abstract

Background

Use of cell phones has increased dramatically since 1992 when they were first introduced in France. Certain electromagnetic fields (at extremely low frequency) have been recognized as possibly carcinogenic by the International Agency for Research on Cancer. Given the use of radiofrequency technology in cell phones, the rapid increase in the number of cell phones has generated concerns about the existence of a potential health hazard. To evaluate the relationship between the use of cell phones and the development of tumors of the head, a multicentric international study (INTERPHONE), coordinated by the International Agency for Research on Cancer, was carried out in 13 countries. This publication reports the results of the French part of the INTERPHONE study.

Methods

INTERPHONE is a case-control study focused on tumors of the brain and central nervous system: gliomas, meningiomas and neuromas of cranial nerves. Eligible cases were men and women, residents of Paris or Lyon, aged 30–59, newly diagnosed with a first primary tumor between February 2001 and August 2003. The diagnoses were all either histologically confirmed or based upon unequivocal radiological images. Controls were matched for gender, age (± 5 years) and place of residence. They were randomly drawn from electoral rolls. Detailed information was collected for all subjects during a computer-assisted face-to-face interview. Conditional logistic regression was used to estimate the odds ratio (OR) for an association between the use of cell phones and risk of each type of cancer.

Results

Regular cell phone use was not associated with an increased risk of neuroma (OR = 0,92; 95% confidence interval = [0.53–1.59]), meningioma (OR = 0,74; 95% confidence interval = [0.43–1.28]) or glioma (OR = 1.15; 95% confidence interval = [0.65–2.05]). Although these results are not statistically significant, a general tendency was observed for an increased risk of glioma among the heaviest users: long-term users, heavy users, users with the largest numbers of telephones.

Conclusion

No significant increased risk for glioma, meningioma or neuroma was observed among cell phone users participating in Interphone. The statistical power of the study is limited, however. Our results, suggesting the possibility of an increased risk among the heaviest users, therefore need to be verified in the international INTERPHONE analyses.


Mots clés : Téléphone mobile , Tumeurs cérébrales , Gliomes. Méningiomes , Neurinomes , France , Interphone

Keywords: Cell Phones , Brain tumors , Gliomas , Meningiomas , Neurinomas , France , INTERPHONE


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Vol 55 - N° 5

P. 321-332 - octobre 2007 Retour au numéro
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