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Techniques de mesure du pouvoir accommodatif chez le sujet phake et le sujet pseudo-phake, distinction entre insuffisances accommodatives mécaniques et neurologiques

Doi : JFO-11-2007-30-9-0181-5512-101019-200600592  

O. Roche [1 et 2],

C. Roumes [2],

C. Parsa [3]

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Résumé

Techniques de mesure du pouvoir accommodatif chez le sujet phake et le sujet pseudo-phake, distinction entre insuffisances accommodatives mécaniques et neurologiques

Les méthodes disponibles pour étudier l’accommodation sont évaluées. Les avantages et les inconvénients de la méthode du « push-up » de Donders, de la rétinoscopie dynamique, de l’optométrie infrarouge utilisant le principe de Scheiner et de l’analyse par front d’onde sont discutés. À partir de la méthodologie décrite, il est possible de distinguer une insuffisance accommodative d’origine mécanique, ou restrictive, d’une forme d’origine sensorielle ou neurologique. En effet, si l’insuffisance dioptrique (par insuffisance accommodative) est identique quelles que soient les distances d’observation d’un objet, elle met en évidence une anomalie sensorielle neurologique, ou afférente. À l’inverse, si l’intensité de l’insuffisance accommodative varie en fonction de la distance d’observation du même objet, elle caractérise une anomalie restrictive « mécanique », ou efférente, comme c’est le cas de la presbytie. À l’aide de ces techniques, déterminer l’insuffisance accommodative et sa cause peuvent être très utiles au cours de l’examen de patients pouvant présenter une pathologie qui diminue la capacité accommodative (syndrome de Down, infirmité motrice cérébrale). Cette technique sera aussi applicable pour évaluer l’efficacité des différents modèles d’implants intra-oculaires potentiellement accommodatifs.

Abstract

Techniques for measuring phakic and pseudophakic accommodation. Methodology for distinguishing between neurological and mechanical accommodative insufficiency

The methods available for studying accommodation are evaluated: Donder’s “push-up” method, dynamic retinoscopy, infrared optometry using the Scheiner principle, and wavefront analysis are each discussed with their inherent advantages and limitations. Based on the methodology described, one can also distinguish between causes of accommodative insufficiency. Dioptric insufficiency (accommodative lag) that remains equal at various testing distances from the subject indicates a sensory/neurologic (afferent), defect, whereas accommodative insufficiency changing with distance indicates a mechanical/restrictive (efferent) defect, such as in presbyopia. Determining accommodative insufficiency and the cause can be particularly useful when examining patients with a variety of diseases associated with reduced accommodative ability (e.g., Down syndrome and cerebral palsy) as well as in evaluating the effectiveness of various potentially accommodating intraocular lens designs.


Mots clés : Accommodation , pseudo-phake , insuffisance accommodative , retard accommodatif , presbytie , rétinoscopie dynamique

Keywords: Accommodation , pseudophakic , accommodative insufficiency , accommodative lag , dynamic retinoscopy


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Vol 30 - N° 9

P. 953-960 - novembre 2007 Retour au numéro
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