Publicité

Médecine

Paramédical

Autres domaines


S'abonner

La rééducation respiratoire améliore la tolérance à l’effort des patients atteints de dilatation des bronches

Doi : KIN-12-2007-00-72-1779-0123-101019-200603436  

Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L'accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement ou un achat à l’unité.

pages 2
Iconographies 1
Vidéos 0
Autres 0

Résumé

Résumé de : Newall C, Stockley RA et Hill SL.

Exercise training and inspiratory muscle training in patients with bronchiectasis. Thorax 2005 ;60:943-8.

Préparé par Mark Elkins, Editeur CAP.

Question : En cas de dilatation des bronches, la rééducation respiratoire peut-elle, avec ou sans renforcement des muscles inspiratoires, améliorer la tolérance à l’effort ?

Méthodologie : Essai contrôlé randomisé. Programme de rééducation respiratoire d’un hôpital britannique chez des patients ambulatoires.

Patients : Patients atteints de bronchiectasies, ou dilatation des bronches, avec confirmation tomographique à haute résolution. Un emphysème, une exacerbation aigue dans les six semaines précédant l’étude, un traitement corticoïde à long terme et une condition comorbide significative étaient des critères d’exclusion. Les patients étaient randomisés en trois groupes pour une rééducation respiratoire plus des exercices de renforcement des muscles inspiratoires (n = 12), une rééducation respiratoire plus des exercices placebo (n = 11) ou sans intervention (groupe de contrôle, n = 9).

Intervention : Un programme classique de rééducation respiratoire était réalisé dans un cadre pluridisciplinaire pour une durée de huit semaines : une séance d’entraînement de 45 minutes par semaine avec un objectif de 80 % de la fréquence cardiaque maximale déterminée en début du programme par une épreuve d’effort maximal ; deux séances par semaine à l’hôpital avec exercices divers (cycloergomètre, tapis roulant, monter des escaliers) ; une troisième séance de marche à domicile utilisant l’échelle de dyspnée de Borg pour doser l’intensité. Pour le renforcement des muscles inspiratoires, les patients utilisaient un dispositif à seuil de pression pour les exercices quotidiens de 15 minutes pendant huit semaines. Une pression initiale de 30 % de la pression maximale inspiratoire était augmentée de 5 % chaque semaine pour atteindre un maximum de 60 %. Le même dispositif était réglé à 7 cm H2O pour les exercices placebo (groupe contrôle).

Critères d’évaluation : La distance de marche en navette, la capacité d’endurance (marche sur tapis roulant à 85 % de la consommation maximale d’oxygène), la puissance des muscles inspiratoires mesurée en début et en fin du programme.

Résultats : Au cours des huit semaines, on observait une amélioration significative de la distance de marche en navette qui était plus grande dans les groupes à rééducation respiratoire avec et sans renforcement des muscles inspiratoires (respectivement 133 m [IC95 : 45-182] et 86 m [42-110]) que dans le groupe témoin. De même, comparée au groupe témoin, l’évolution de la capacité d’endurance montrait une augmentation significative de 720 m [342-1098] et de 505 m [128-883] respectivement dans les groupes à rééducation respiratoire avec et sans renforcement des muscles inspiratoires. L’amélioration de la pression inspiratoire maximale était également significative dans les groupes à rééducation respiratoire avec et sans renforcement des muscles inspiratoires (respectivement 23 cm H2O [10-36] et 14 cm H2O [2-25]), mais pas dans le groupe témoin. Pour les mesures effectuées pendant la période d’entraînement, l’adjonction d’exercices de renforcement des muscles inspiratoires n’apportait pas de différence supplémentaire significative.

Conclusion : La rééducation respiratoire avec ou sans renforcement des muscles inspiratoires améliore la tolérance à l’effort et la puissance des muscles inspiratoires des sujets atteints de dilatation des bronches.

Les valeurs détaillées de l’effet présentées sont calculées par l’éditeur CAP à partir des données publiées dans l’article original.




© 2007 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.
Ajouter à ma bibliothèque Retirer de ma bibliothèque Imprimer

Vol 7 - N° 72

P. 13-14 - décembre 2007 Retour au numéro
Article précédent Article précédent
  • Relations entre les mouvements de l’avant-pied, de l’arrière-pied et la rotation tibiale médiale lors de la phase d’appui en course à pied. Comparaison pieds nus et pieds chaussés
  • Marc Gross
| Article suivant Article suivant
  • Rééducation du syndrome de la traversée cervico-thoraco-brachiale
  • Serge Couzan, Eric Chave, Jean-Michel Martin

Bienvenue sur EM-consulte,
la référence des professionnels de santé.

Plus de 500 000 articles médicaux,
paramédicaux et scientifiques vous attendent.

L'accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement ou un achat à l'unité.

Déjà abonné à cette revue ?

Publicité