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Hydroa vacciniforme : traitement par huiles de poisson (Maxepa®)

Doi : AD-03-2001-128-3-0151-9638-101019-ART11 

A.-B. Modeste [1],

N. Cordel [1],

X. Balguerie [1],

D. Leroy [2],

Ph. Lauret [1],

P. Joly [1]

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Abstract

Introduction

L'hydroa vacciniforme est une photodermatose rare et acquise de l'enfance dont l'évolution est dominée par le risque de survenue de cicatrices varioliformes. Les traitements sont multiples et d'efficacité inconstante. Une étude ouverte récente a suggéré l'intérêt des huiles de poisson. Nous rapportons une observation d'hydroa vacciniforme traitée avec succès par les huiles de poisson : Maxepa®.

Observation

Une jeune fille de 15 ans consultait en mai 1998 pour des lésions vésiculobulleuses d'hydroa vacciniforme des zones photoexposées. Un traitement par antipaludéens de synthèse et photoprotection externe avait été instauré depuis plusieurs années sans efficacité. Le Maxepa® était introduit en juin 1998 avec une régression des lésions en quelques semaines malgré la période estivale. Le traitement était interrompu à la demande de la malade en raison d'une haleine fétide. Une réintroduction du Maxepa® en avril 1999, après une récidive des lésions, entraînait de nouveau la disparition complète des lésions en trois semaines.

Discussion

L'hydroa vacciniforme est une photodermatose rare d'étiopathogénie incertaine, possiblement liée à une sensibilité anormale aux rayons ultraviolets A. Les huiles de poisson riches en acides gras polyinsaturés 3 oméga diminueraient les phénomènes inflammatoires locaux déclenchés par l'exposition solaire. Des études récentes ont montré qu'une supplémentation en huiles de poisson augmentait le taux d'acides gras polyinsaturés 3 oméga au sein de l'épiderme et diminuait le taux de prostaglandines dans la peau. Notre observation semble confirmer l'intérêt de ce traitement, malgré une mauvaise tolérance liée à une haleine fétide.

Abstract

Hydroa vacciniforme: dietary fish oil (Maxepa®) as an effective treatment.

Background

Hydroa vaccinniforme is a highly uncommon photodermatosis acquired in childhood. The clinical course is dominated by the risk of varioliform scars. Numerous treatments have been proposed with variable efficacy. One recent open study suggested dietary fish oil could be useful. We report a case of hydroa vacciniforme treated successfully with dietary fish oil (Maxepa®).

Case report

A 15-year-old girl consulted in May 1988 for vesiculobullous lesions typical of hydroa vacciniforme in photo-exposed areas. Anti-malaria drugs and photoprotection had been used for several years without success. Maxepa® was introduced in June 1998 and was followed by regression of the lesions within a few weeks despite the summer season. The treatment was interrupted at the patient's request due to fetid breath. Reintroduction of Maxepa® in April 1999 after an episode of recurrent lesions, again led to total resolution of the lesions within three weeks.

Discussion

Hydroa vacciniforme is an exceptional photodermatosis of uncertain etiology. It may possibly be related to an abnormal sensitivity to ultraviolet A. Fish oil rich in 3-omega polyunsaturated fatty acids would reduce the local inflammation triggered by sun exposure. Recent studies have demonstrated that dietary fish oil can increase the level of 3-omega polyunsaturated fatty acids in the epidermis and reduce the level of prostaglandins in the skin. Our case would appear to confirm the contribution of dietary fish oil to treatment despite the poor tolerance due to fetid breath.


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Vol 128 - N° 3

P. 247 - avril 2001 Retour au numéro
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