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Mycoses osseuses et articulaires

[14-020-A-10]
Valérie Zeller : Médecin adjoint
Pascal Chazerain : Chef de service adjoint
Jean-Marc Ziza : Chef de service
Service de médecine interne et rhumatologie 
Nicole Desplaces : Chef de service, laboratoire de biologie médicale
Patrick Mamoudy : Chef de service, service d'orthopédie
Hôpital de la Croix Saint-Simon, 125, rue d'Avron, 75960 Paris , 125, route de Stalingrad, 93009 cedex 20 France
Olivier Lortholary : Professeur des Universités, praticien hospitalier
Service des maladies infectieuses et tropicales, hôpital Avicenne Bobigny  France
Centre national de référence mycoses et antifongiques, Institut Pasteur Paris  France

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Article archivé , publié initialement dans le traité EMC Appareil locomoteur

Résumé

Les infections osseuses d'origine fongique sont rares. On distingue d'une part les infections à champignons cosmopolites (Candida spp., Aspergillus spp., Cryptococcus spp.), et d'autre part les infections à champignons « exotiques » qui ont une répartition géographique limitée (Histoplasma spp., Blastomyces spp., Coccidioides spp.). L'atteinte ostéoarticulaire peut faire suite à une dissémination par voie sanguine, ou être secondaire à une inoculation du champignon dans la peau avec extension de proche en proche.

Les signes cliniques sont variés et l'évolution est généralement subaiguë. Les lésions radiologiques sont peu spécifiques. Le diagnostic doit donc être évoqué sur certains terrains (patient immunodéprimé et/ou patient ayant fait un séjour prolongé en zone tropicale) en présence d'une infection subaiguë sans germe isolé et ne répondant pas aux antibiotiques. Il est confirmé par la mise en évidence du champignon dans les prélèvements ostéoarticulaires ou d'autres sites, soit à l'examen direct, soit en culture ou sur des biopsies, après colorations spéciales. Des sérologies sont disponibles et peuvent contribuer au diagnostic pour certains champignons, mais ont surtout un intérêt dans le cadre de la surveillance évolutive.

Le traitement initial fait appel aux antifongiques et en général à une exérèse chirurgicale. Le plus souvent, l'amphotéricine B reste le traitement de référence des infections sévères ou disséminées du patient immunodéprimé. Mais le développement de nouveaux antifongiques systémiques, efficaces et bien tolérés (azolés), a apporté des alternatives thérapeutiques actuellement validées.

Les échinocandines, comme la caspofungine, ont une indication dans les aspergilloses invasives réfractaires.

Les azolés sont les molécules de choix pour le traitement d'entretien des infections ostéoarticulaires d'origine fongique.



Mots-clés : infections ostéoarticulaires, champignons, traitements antifongiques

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