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Infections urinaires de l'enfant

[8-0756]
Albert Bensman : Professeur
service de néphrologie pédiatrique, hôpital Trousseau, 26, avenue du Docteur-Arnold-Netter, 75012 Paris  France

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Résumé

La prise en charge d'un enfant suspect d'infection urinaire passe par quatre étapes : 1) le diagnostic positif d'infection urinaire est posé en présence d'une bactériurie supérieure à 105 germes pour des urines obtenues par la technique des poches ou au milieu du jet, supérieure à 104 germes par cathétérisme vésical. La technique des poches est peu fiable et source de beaucoup de fausses infections urinaires ; 2) le diagnostic de localisation (pyélonéphrite aiguë ou cystite) repose sur des signes cliniques (tableaux d'infection néonatale, douleurs lombaires, fièvre mal expliquée et des signes biologiques (hyperleucocytose et syndrome inflammatoire). L'indication de la scintigraphie à l'acide dimercaptosuccinique (DMSA) est encore discutée lorsque le résultat obtenu n'a pas de conséquences thérapeutiques évidentes ; 3) le diagnostic étiologique repose sur l'interrogatoire, l'échographie rénale et la cystographie rétrograde à la recherche d'une uropathie obstructive, d'un reflux vésico-urétéral, d'une lithiase et d'un dysfonctionnement vésical ; 4) le traitement de la cystite est d'une durée de 5 à 7 jours et utilise des antibiotiques oraux en évitant les céphalosporines de 3e génération.

Des études prospectives bien menées ont permis de conclure qu'il n'est pas nécessaire de traiter les pyélonéphrites aiguës par voie intraveineuse pendant une période supérieure à 3 à 4 jours. Le relais est ensuite pris par un traitement oral d'une dizaine de jours. Chez l'enfant de plus de 18 mois, qui n'a pas d'uropathie grave et pas de syndrome septique, un traitement per os d'emblée est concevable mais il manque encore des études cliniques pour valider définitivement cette attitude.



Mots-clés : infection urinaire, pyélonéphrite

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