SFCE-P33 – Cancérologie – Ependymomes intracrâniens de l’enfant et radiothérapie bifractionnée focale post-opératoire - 26/06/08
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Résumé |
Objectif |
Etudier de manière prospective et multicentrique le rôle de la radiothérapie bifractionnée focale (RBF) post-opératoire dans les épendymomes de l’enfant.
Matériel et Méthode |
Dans les différents centres de la SFCE, une RBF était proposée aux enfants âgés de plus de 5 ans au diagnostic, porteurs d’un épendymome intracrânien localisé. L’irradiation était réalisée en 2 fractions quotidiennes de 1 Gy pour une dose totale de 60 Gray (Gy) après exérèse complète (EC) et 66 Gy après exérèse partielle (EP). La qualité de l’exérèse était jugée par chaque centre sur la base du compte rendu opératoire et de l’imagerie post opératoire. Une relecture centralisée rétrospective de l’imagerie a été réalisée par la suite.
Résultats |
De novembre 1996 à décembre 2002, 24 enfants porteurs d’un épendymome infratentoriel (20) ou supratentoriel (4) ont été inclus. L’âge moyen de ces enfants était de 8.6 ans (de 5 à 17 ans). Le grade histologique (selon la classification de l’OMS) était anaplasique dans 10 cas, et non déterminé dans 1 cas sur 24. Après relecture centralisée de l’imagerie, les patients étaient en EC dans 16 cas, en EP dans 4 cas. La qualité de l’exérèse était douteuse dans 4 cas. La dose de radiothérapie délivrée était de 60 Gy dans 18 cas (1 EP après relecture), 66 Gy dans 5 cas (1 EC après relecture) et 54 Gy dans 1 cas (EC après relecture). La survie globale à 5 ans était de 74.8 % et la survie sans progression de 54.2 %. Onze patients ont rechuté, 7 rechutes étaient purement locales, 4 étaient métastatiques ou mixtes. Le grade histologique, ainsi que la qualité de la résection n’ont pas été retrouvés comme des facteurs pronostiques. Plus de des survivants n’ont pas de séquelles de la radiothérapie, après un suivi d’au moins 7 ans (CI95 % : 66.4 – 90.0 mois).
Conclusion |
La RBF est une technique qui n’accroît pas le risque de séquelles, mais ne semble pas apporter de bénéfice en terme de survie sans progression si on la compare aux stratégies d’irradiation classique.
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Vol 15 - N° 5
P. 1016-1017 - juin 2008 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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