SOFOP-03 – Chirurgie orthopédique – Le synovialosarcome des membres de l’enfant : prise en charge chirurgicale - 26/06/08
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Résumé |
Introduction |
La prise en charge chirurgicale des synovialosarcomes des membres de l’enfant n’est pas systématisée. Nous souhaitons à partir d’une série de douze cas, soulever les problèmes posés par leurs orientations thérapeutiques
Matériel |
Il s’agit d’une analyse rétrospective de 12 patients, d’age moyen 12 ans (5 ans à 18 ans), suivis avec un recul moyen de 6 ans 10 mois (20 mois à 13 ans). Les localisations étaient 5 cas au membre supérieur (3 mains, 2 coudes) et 7 cas au membre inférieur (1 cas sur le col fémoral, 1 cas sur la cuisse, 3 cas sur le genou extra articulaire, 1 cas sur le genou intra articulaire, 1 cas sur le pied).
Méthode |
Le bilan pré opératoire a comporté une IRM dans 9 cas sur 12. Le délai entre le début des symptômes est de 11 mois. La biopsie a été 6 fois intra tumorale et 6 fois sous forme d’exérèse marginale. On retrouve 4 formes biphasiques, 6 tumeurs monomorphiques et 2 inclassées. Le traitement a toujours comporté une chimiothérapie dans les suites immédiates de la biopsie. Une exérèse carcinologique a ensuite été réalisée dans 6 cas. Une radiothérapie scondaire a été effectuée dans 3 cas situés sur la main. Enfin dans 3 cas de biopsie – exerèse marginale une radiothérapie de 45 grays a été réalisée sur un résidu microscopique potentiel.
Résultats |
Trois cas de récidive locale ont été constatés sur des localisations à la main. Il a alors été effectué une amputation du rayon concerné. Aucune métastase à distance n’est à déplorer. On note cent pour cent de survie au dernier recul.
Discussion et Conclusion |
La prise en charge chirurgicale du synovialosarcome des membres de l’enfant n’est pas consensuelle. La biopsie des formes de petite taille se résume souvent à une exérèse marginale sans résidu macroscopique. Lorsque la situation anatomique autorise une exérèse en bloc non mutilante de la zone cicatricielle, celle-ci peut être recommandée. En revanche, si l’exérèse en bloc d’un résidu tumoral potentiel impose des sacrifices majeurs et obère sévèrement le pronostic fonctionnel, elle peut faire discuter une surveillance après chimiothérapie et radiothérapie. L’absence de métastase à distance dans l’ensemble de la série encourage les auteurs à poursuivre dans cette attitude.
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Vol 15 - N° 5
P. 1019-1020 - juin 2008 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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