SOFOP-14 – Chirurgie orthopédique – Contrôle de la spasticité chez l’enfant non marchant par pompe à Baclofène intra-thécal - 26/06/08
Résumé |
Objectifs |
Le confort de l’enfant Infirme Moteur Cérébral (IMC) spastique non marchant est menacé par les complications orthopédiques de la spasticité mais aussi des phénomènes douloureux, des difficultés d’appareillage et de la lourdeur de la rééducation. L’utilisation du Baclofène (Liorésal®) administré par voie intra-thécale a été décrite chez les sujets adultes mais l’évaluation des bénéfices chez l’enfant IMOC spastique a été peu présentée. Nous rapportons notre expérience des 10 premiers patients implantés dans notre institution.
Matériel et Méthode |
Huit patients étaient des enfants (âge moyen 12 ans) et deux étaient de jeunes adultes (20 et 25 ans). Le protocole d’implantation consistait en l’injection itérative de doses variables de Baclofene. L’observation des effets produits était faite par l’opérateur, les parents et le kinésithérapeute habituel. Ce test a été réalisé 12 fois. Dans 10 cas, le test a été concluant et la pompe a été implantée secondairement.
Résultats |
Les complications observées ont été 4 fois sérieuses nécessitant une réintervention (3 démontages de cathéter, 1 nfection superficielle), et 3 fois mineures (céphalées et surdosage).
La réduction de la spasticité a été observée dans tous les cas. Les parents ont toujours déclaré apprécier le gain de confort trouvé. Les douleurs ont disparu chez les 2 patients qui en présentaient. Les bénéfices ont été d’autant plus évidents que les enfants ne présentaient pas de rétraction articulaire. Deux interventions chirurgicales ont du être réalisées après l’implantation (une arthrodèse vertébrale et une ténotomie des adducteurs). Elles étaient prévisibles avant l’implantation. En outre, le Baclofène a considérablement adouci les suites de ces interventions.
Conclusion |
S’il est prématuré d’affirmer que l’usage du Baclofène intra-thécal permet d’obtenir une réduction significative de la prise en charge orthopédique et chirurgicale des jeunes enfants IMC, il apparaît clairement que cette procédure réduit les inconforts en rapport avec la spasticité (appareillage, douleur, rééducation). Les complications observées n’ont jamais amené à regretter le choix de l’implantation.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Vol 15 - N° 5
P. 1023 - juin 2008 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
