SOFOP-16 – Chirurgie orthopédique – Intérêt de l’utilisation d’une protéine ostéoinductrice (BMPRH7) en chirurgie orthopédique chez l’enfant - 26/06/08
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Résumé |
Objectif |
La protéine osteo -inductrice recombinante humaine de type 7 (BMPrh7) a montré une efficacité comparable à la greffe osseuse dans la consolidation des pseudarthroses de tibia (Freidlaender GE et al. 2001, 2004). Fabeck L (2006), Anticevic D (2006) et Lee FY (2006) ont rapporté l’utilisation de la BMP7 chez l’enfant dans la pseudarthrose congénitaledu tibia (PsCT). Ce travail rapporte les résultats d’une série continue d’utilisation de BMPrh7 chez 19 enfants et adolescents.
Méthode |
Il s’agit d’une étude rétrospective des données cliniques et radiologiques de 19 patients opérés entre 1999 et 2007 et traités à l’aide de BMPrh7.
Résultats |
23 cas d’utilisation de la BMPrh7 chez 19 patients, (13 G, 6 F) ont été analysés. L’âge moyen lors des interventions était de 11 ans 7 mois. Les étiologies étaient : 10 PsCT ou courbure tibiale d’une neurofibromatose (13 cas), 3 hypoplasies fémorale proximale avec pseudarthrose (Ps) du col, 2 Ps dans une ostéogénèse imparfaite (3 cas), 1 fracture ouverte avec transport osseux, une agénésie sacrée, 1 Ps du condyle externe de l’humérus et 1 kyste osseux fémoral proximal. En moyenne les patients ont eu 2 interventions préalables. La BMPrh7 a été 15 fois associée à une greffe osseuse, 7 fois insérée dans le site d’ostéotomie sans greffe et 1 fois injectée dans le cal d’un allongement osseux. Aucune complication liée à l’utilisation de la BMPrh7 n’a été notée au dernier recul moyen de plus de 2 ans. Chez plus de 50 % des patients la consolidation a été obtenue en 18 s en moyenne.
Discussion |
C’est la plus importante série rapportée d’utilisation de la BMPrh7 chez l’enfant. Les résultats sur la consolidation son encourageants mais les indications restent à préciser en fonction du pronostic de l’affection et du nombre d’interventions déjà subies. A court terme, la BMPrh7 n’a pas eu d’effets secondaires ou de complication, cependant aucune étude ne permet d’affirmer son innocuité à long terme chez l’enfant. Elle ne peut pas encore être recommandée en pratique courante en raison des incertitudes sur l’innocuité et de son coût. La technique d’utilisation et le moment d’application sont à préciser. Cela demande la poursuite d’indications cliniques raisonnées et d’études fondamentales.
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Vol 15 - N° 5
P. 1023-1024 - juin 2008 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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