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Escarres en gériatrie : place de la prise en charge nutritionnelle

Doi : 10.1016/j.lpm.2007.11.016 

Juliette Fontaine  , Agathe Raynaud-Simon

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Points essentiels

La dénutrition est fréquente en gériatrie, puisqu’elle atteint 30 à 60 % des sujets vivant en institution, et 30 à 70 % des patients admis en court séjour.

La dénutrition représente un facteur de risque de développer des escarres, et les patients porteurs d’escarre sont plus souvent et plus sévèrement dénutris que les patients sans plaie.

Chez le sujet âgé, les facteurs déclenchants ou aggravants de la dénutrition peuvent être multiples et intriqués ; ils sont pathologiques, psychologiques ou sociaux, éventuellement aggravés par les médicaments et certains régimes.

La dénutrition a été reconnue comme facteur de risque d’apparition et de pérennisation des escarres. Parmi les facteurs alimentaires, la ration protéique semble déterminante. Un indice de masse corporelle (IMC) bas, une albuminémie basse, une perte de poids sont associés à une augmentation du risque d’escarre.

La présence d’escarre impose à tout clinicien d’effectuer une évaluation nutritionnelle à l’aide d’outils de dépistage cliniques et biologiques.

Les critères de dénutrition chez le sujet âgé sont une perte de poids perte de poids ≥5 % en 3 mois ou ≥10 % en 6 mois, un IMC<21kg/m2, une albuminémie<35g/L ou un MNA (Mini Nutritional Assessment)<17. Un seul de ces critères suffit à poser le diagnostic de dénutrition.

La prise en charge nutritionnelle fait partie de la prévention et du traitement des escarres en gériatrie. Elle doit être adaptée pour chaque patient. Les apports protéino-énergétiques recommandés chez les patients dénutris à risque ou porteurs d’escarres sont 30–40kcal/kg/j et 1,2–1,5g de protéines/kg/j.

Key points

Malnutrition is frequent in geriatric patients: it affects 30 to 60% of elderly residents of institutions and 30 to 70% of patients admitted for short-term hospitalization.

Malnutrition is a risk factor for developing pressure sores, and patients with them are more often and more severely malnourished than patients without them.

In elderly subjects, multiple and interlinked factors may trigger or aggravate malnutrition; they may be physical, psychological or social and may be worsened by drugs and some diets.

Malnutrition has been recognized as a risk factor for the onset and perpetuation of pressure sores. Of the dietary factors, protein intake seems most important. A low body mass index (BMI), low serum albumin, and weight loss are associated with an increased risk of pressure sores.

A physician observing pressure sores must conduct a nutritional assessment, using clinical and laboratory screening tools.

The criteria for malnutrition in elderly subjects are weight loss ≥5% in 3 months or ≥10% in 6 months, BMI<21kg/m2, serum albumin<35g/L or a MNA (Mini Nutritional Assessment) score<17. Any one of these criteria is a sufficient basis for a diagnosis of malnutrition.

Nutritional management is part of the prevention and treatment of pressure sores in geriatric medicine. It must be adapted for each patient. The recommended calorie intake in malnourished patients at risk of or with pressure sores is 30–40kcal/kg/d, with 1.2–1.5g of proteins/kg/d.

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Vol 37 - N° 7-8

P. 1150-1157 - juillet-août 2008 Retour au numéro
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  • L’analyse de la notion de risque, base d’un enseignement médical
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